ONU: l'Ougandais Olara Otunnu, septième candidat au secrétariat général et ex-cadre de l’institution

ONU : Olara Otunnu, septième candidat au secrétariat général

La course pour devenir le prochain secrétaire général des Nations unies a accueilli un nouveau candidat le 25 juillet 2026 : Olara Otunnu, un Ougandais de 75 ans, ancien haut responsable de l’organisation et candidat d’opposition à la présidentielle dans son pays. Sa candidature a été présentée par l’Ouganda et annoncée par l’ONU à ses États membres.

Le gouvernement ougandais décrit Otunnu comme « un éminent homme d’État et haut fonctionnaire international ». Avec plus de 40 ans d’expérience dans les cercles diplomatiques, il a exercé des fonctions allant de Kampala à New York. Ancien étudiant de la faculté de droit d’Harvard, il a travaillé dans un cabinet d’avocats à New York avant de devenir professeur de droit dans une université de l’État de New York et à l’université américaine de Paris.

Ex-secrétaire général adjoint

Entre 1980 et 1985, Olara Otunnu a été représentant permanent de l’Ouganda auprès des Nations unies à New York, présidant le Conseil de sécurité en 1981 et la Commission des droits de l’homme de 1982 à 1984. Sous Kofi Annan, il a occupé le poste de secrétaire général adjoint de l’ONU et de représentant spécial pour les enfants et les conflits armés. En 2011, il s’est également présenté à la présidentielle ougandaise face à Yoweri Museveni, en fonction depuis 1986.

Deuxième candidat africain

À 75 ans, Otunnu devient le deuxième candidat africain à postuler pour le poste de secrétaire général des Nations unies, rejoignant d’autres candidats tels que Michelle Bachelet (Chili) et Macky Sall (Sénégal). Il se positionne pour succéder au Portugais Antonio Guterres, dont le mandat prendra fin le 31 décembre 2026.

Les 15 membres du Conseil de sécurité de l’ONU doivent organiser un premier vote à bulletins secrets le 30 juillet pour exprimer leurs préférences parmi les candidats. Ce vote indicatif sera suivi de scrutins supplémentaires jusqu’à ce qu’un candidat obtienne les neuf voix requises, sans veto des cinq membres permanents du Conseil de sécurité. Le candidat retenu sera ensuite proposé à l’Assemblée générale pour une nomination formelle.

Source : RFI

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