Avignon 2026 : « Olympe(s) », la comédie enfiévrée et engagée de Justine Heynemann et Rachel Arditi
Portée par une distribution généreuse, « Olympe(s) » est un spectacle qui fait du bien tout en donnant à réfléchir. Euphorisant.
Publié le 11/07/2026 à 15:26
Temps de lecture : 2 min
Lors de la première d’Olympe(s), le 10 juillet à La Scala d’Avignon, les dix comédiens ont reçu une longue ovation debout. Pendant près de deux heures, les interprètes ont fait preuve d’une grande énergie et générosité. Ce spectacle, réalisé par Justine Heynemann et Rachel Arditi, s’inspire de la figure d’Olympe de Gouges, pionnière du féminisme moderne, qui a rédigé en 1791 la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne.
Olympe(s) ne se veut pas une biographie d’Olympe de Gouges, mais plutôt une exploration de son héritage à travers le prisme de figures féminines comme Rose Lacombe et Théroigne de Méricourt. La metteuse en scène Justine Heynemann précise que l’œuvre met en avant un collectif autour d’une femme forte, illustrant les combats pour les droits civils et politiques des femmes et l’abolition de l’esclavage.
Dans un contexte où la Révolution française a déçu de nombreuses aspirations, Olympe de Gouges questionne la place des femmes dans une société patriarcale. Heynemann et Arditi tissent habilement des éléments historiques avec des enjeux contemporains, reflétant ainsi la société actuelle.
Le spectacle commence sur la fin d’une représentation, soulignant l’importance de la création théâtrale. L’humour, omniprésent, se manifeste à travers des personnages caricaturaux, comme celui de Beaumarchais, soulignant des clichés de la misogynie. Olympe(s) s’affirme également comme une comédie musicale, intégrant des chansons d’artistes comme Aretha Franklin et Pomme, qui enrichissent la narration.
Ce spectacle, à la fois engageant et divertissant, incarne une réflexion sur les combats féministes passés et présents. Olympe(s) est à découvrir à La Scala Provence avec une distribution qui inclut Rachel Arditi, Éléonore Arnaud, et Valérian Béhar-Bonnet, jusqu’au 25 juillet.
Source : Franceinfo
