État civil : Oligui Nguema sort 11 enfants de Libreville du néant administratif
Jusqu’à récemment, ils n’existaient pas aux yeux de la loi. Onze enfants de Nathalie Kouma, résidant au quartier Montalier à Libreville, disposent désormais de jugements supplétifs ouvrant la voie à l’établissement de leurs actes de naissance. Remis le 19 juin 2026, ces documents couronnent une procédure intégralement financée par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema.
Cette initiative a été déclenchée par un cri de détresse parvenu au sommet de l’État. Informé de la situation de cette mère dont les onze enfants vivaient sans acte de naissance, le chef de l’État a ordonné la prise en charge intégrale des démarches administratives et judiciaires nécessaires à leur régularisation. Cette décision a permis à ces enfants d’accéder à leurs droits les plus fondamentaux.
Pour donner corps à cette instruction, magistrats, greffiers et officiers de police judiciaire ont collaboré afin de traiter le dossier dans des délais resserrés. Leur diligence a permis d’établir les onze jugements supplétifs, indispensables à la délivrance des actes de naissance et à l’exercice des droits civiques et sociaux jusque-là hors de portée.
La remise officielle des documents a été marquée par une déclaration d’un représentant de la présidence de la République : « Le président de la République a reçu votre cri de détresse concernant vos enfants. Grâce au travail des magistrats, des greffiers et des officiers de police judiciaire, ces enfants disposent désormais d’une identité juridique et deviennent des citoyens à part entière. »
Cette affaire met en lumière une réalité persistante au Gabon : celle des enfants non déclarés à l’état civil. Privés d’acte de naissance, ces enfants rencontrent des obstacles à chaque étape de leur vie, notamment pour l’inscription à l’école, l’accès aux soins, et d’autres démarches administratives. L’identité légale est essentielle pour intégrer la communauté des citoyens.
En finançant cette régularisation, les pouvoirs publics cherchent à renforcer l’inclusion administrative des populations les plus vulnérables. L’objectif reste de garantir à chaque enfant, quelle que soit sa condition, le droit fondamental d’avoir un nom et une existence reconnue.
Source : Gabonreview.com
