Off d'Avignon. Deux seuls en scène poignants aux prises avec l'Histoire

Publié le 17 juillet 2026 à 19h40 – Dernière mise à jour le 17 juillet 2026 à 19h40

Le Festival Off d’Avignon présente deux spectacles marquants mettant en lumière des événements historiques significatifs. Le premier, Je suis né d’un récit brûlant, évoque une histoire familiale liée à la guerre d’Algérie, tandis que le second, 22 minutes, imagine la rencontre entre Jean-Paul II et Mehmet Ali Agca, l’homme ayant tenté de l’assassiner en 1981.

Jean Alibert dans « Je suis né d’un récit brûlant » @Joël Barcy
Jean Alibert dans « Je suis né d’un récit brûlant » @Joël Barcy

Un conteur

Jean Alibert, dans son spectacle, plonge le public dans son histoire familiale, abordant les thèmes de l’identité et des traumatismes liés à la décolonisation algérienne. À travers une narration immersive, il tisse un lien entre son vécu personnel et l’Histoire.

« Que suis-je venu faire dans ce chaos »

Cette phrase résume la quête de sens de Jean Alibert. En explorant des souvenirs familiaux et des faits historiques, il interroge l’impact de l’exil et de l’identité sur sa vie. Il évoque notamment le rôle de son père, maire d’une petite ville, et la complexité de leur héritage partagé entre l’Algérie et la France.

« Ça s’est passé proprement »

Alibert remémore une phrase de son père sur l’exil après la victoire du FLN. En retournant au pays, il découvre des souvenirs que son père avait évoqués, notamment la cérémonie du 5 juillet 1962, marquée par des événements tragiques, comme les massacres à Oran où 800 Français ont perdu la vie.

La grande histoire

Jean Alibert utilise son récit pour dénoncer des pages oubliées de l’Histoire, tout en rendant hommage à son père. Son spectacle se veut un hymne à l’empathie.

Joël BARCY

« Je suis né d’un récit brûlant » jusqu’au 22 juillet au théâtre de la Reine blanche à 12h30 – Plus d’info et réservations : reineblanche.com

Benoît Solès dans « 22 minutes »
Benoît Solès dans « 22 minutes »

Dans le second spectacle, Benoît Solès retrace la dérive de Mehmet Ali Agca, en imaginant la rencontre secrète avec Jean-Paul II, survenue le 27 décembre 1983, moins de deux ans après la tentative d’assassinat. Ce face-à-face de « 22 minutes » aborde les thèmes de la radicalisation et du pardon, interrogeant le cheminement personnel d’Agca.

Radicalisation-rédemption

« 22 minutes » montre comment un compliment d’un extrémiste a déclenché la radicalisation d’Agca. La pièce questionne la violence et la rédemption, tout en mettant en lumière la puissance du pardon.

« 22 minutes » jusqu’au 25 juillet au théâtre actuel à 10 heures – Plus d’info et réservations : atelier-theatre-actuel.com

Ces deux spectacles, à la croisée de l’Histoire et de la mémoire personnelle, invitent à une réflexion profonde sur le passé et ses répercussions sur le présent.

Source : Destimed

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