OFB : le directeur général oppose une réserve à l’absorption du Conservatoire du littoral.

« Un peu de stabilité serait la bienvenue » : le directeur général de l’OFB très réservé sur l’idée d’absorber le Conservatoire du littoral

Un peu de stabilité serait la bienvenue : le directeur général de l’OFB très réservé sur l’idée d’absorber le Conservatoire du littoral

Le 15 septembre, lors d’une audition devant une commission spéciale, Olivier Thibault, directeur général de l’Office français de la biodiversité (OFB), a exprimé des réserves concernant l’article 18 d’une proposition de loi visant à absorber le Conservatoire du littoral. Ce texte, déposé par la droite sénatoriale, vise à « repenser l’agencification pour renforcer l’action publique » et s’inscrit dans le cadre d’une réorganisation des agences de l’État.

Thibault a reconnu que cette absorption était « techniquement faisable », mais a souligné les différences fondamentales entre les missions des deux organismes. L’OFB, avec ses 3 000 agents, est principalement engagé dans la police de l’environnement, l’accompagnement à l’aménagement du territoire et la surveillance des écosystèmes. Le Conservatoire, quant à lui, est un opérateur foncier dont la mission est d’acquérir et de gérer des terrains.

Il a également soulevé des préoccupations sur la gouvernance, en notant que cette réorganisation pourrait éloigner les décisions des collectivités territoriales. « D’une certaine manière, ça éloigne le territoire de l’échelon de décision le plus haut de l’établissement. Mais ça reste faisable, c’est un choix politique », a-t-il déclaré.

L’OFB, créé le 1er janvier 2020 à la suite de la fusion de plusieurs entités, pourrait souffrir de cette nouvelle réorganisation. Thibault a plaidé pour davantage de stabilité : « Un peu de stabilité et de visibilité dans son organisation seraient plutôt les bienvenus. En tout cas, il ne faut pas changer tous les six mois dans l’organisation. » Il a également exprimé des réserves sur le calendrier de cette réorganisation, suggérant que de telles transformations seraient plus faciles à gérer en début de mandat.

Concernant la réorganisation des agences, il a insisté sur l’importance de clarifier les missions et les périmètres d’action. « Quand on a des missions bien définies et qu’on a des règles claires, il n’y a pas de problème », a-t-il affirmé. Thibault a également évoqué les tensions autour de la mission de police de l’environnement, soulignant que la réglementation est souvent remise en question.

Cette audition intervient dans un contexte de réformes administratives qui visent à renforcer l’efficacité de l’État. La nécessité de maintenir une gouvernance claire et stable reste un enjeu crucial pour la bonne gestion des ressources naturelles en France.

Source : Article de presse basé sur les déclarations d’Olivier Thibault.

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