La reprise du travail ou de l’école est souvent synonyme de stress. Or celui-ci provoque une transpiration qui fait le régal de certaines bactéries particulièrement odorantes.
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<img sizes="(min-width: 1460px) 885px, (min-width: 880px) 60vw, 90vw" alt="La reprise des activités professionnelles engendre un stress qui peut provoquer une odeur corporelle gênante. (GETTY IMAGES)" width="432" height="243" src="https://www.franceinfo.fr/pictures/s6ghbV20CnT5RMG2r14bkDIIWVY/0x110:2121x1303/432x243/filters:format(jpg)/2026/09/03/6a9937c82e0ac902305389.jpg" fetchpriority="high"/>C’est la rentrée ! Pour certaines et certains, c’est déjà fait, pour les autres : bon courage. Parce que bien souvent, pour beaucoup d’entre nous, la rentrée est synonyme de stress, avec un certain nombre d’effets secondaires : le cœur et la respiration s’accélèrent, le transit aussi, on est fébrile, on transpire et, parfois, on sent fort.
Certains disent de manière peu élégante : « puer le stress ». Or, ce n’est pas qu’une façon de parler, il y a une raison physiologique qui explique parfaitement ce phénomène.
La cause en est la transpiration. Mais attention, pas n’importe laquelle, parce que – première information – on a plusieurs sortes de transpirations. La première, classique, est produite par les glandes eccrines qu’on a partout sur la peau. Elle sert à réguler notre température corporelle, et elle contient essentiellement de l’eau salée et quelques sels minéraux.
Une autre, celle qui nous intéresse, est produite par les glandes apocrines, qu’on a sous les aisselles ou aux niveaux des organes génitaux. Celle-ci est sécrétée en cas de stress, et sa composition n’est pas du tout la même : ce qu’elle contient la rend plus odorante.
À l’origine, notre transpiration est inodore la plupart du temps. Ce que l’on sent, c’est ce que rejettent les bactéries qui la mangent. Oui, il y a des bactéries sur notre peau qui mangent notre sueur, qui la digèrent et quand ces bactéries se soulagent, cela provoque une odeur. Plus elles mangent gras, plus cette odeur est forte.
La sueur apocrine, la sueur du stress, est nettement plus riche que la sueur classique. Elle est plus épaisse, plus visqueuse, on la décrit parfois comme laiteuse, elle contient plus de corps gras et de substances chimiques diverses que l’autre. Un véritable festin pour les bactéries, d’autant plus que cette sueur est moins acide donc moins dangereuse pour elles. Elles ont tout le loisir de se régaler, puis de rejeter le fruit de leur digestion odorante sur vous.
Source : Franceinfo



