Le marché de la dette en pays émergents, bien que souvent perçu comme une entité unique, se divise en réalité en deux catégories distinctes : la dette souveraine et la dette des entreprises (EM Corp).
Les obligations d’entreprise des marchés émergents ont récemment gagné en popularité auprès des investisseurs. Ces derniers y voient un potentiel de diversification significatif et la possibilité d’accéder à une qualité de crédit supérieure, avec des spreads et des rendements à long terme attrayants, tant en valeur absolue qu’ajustée du risque par rapport à la dette souveraine émergente.
Les obligations d’entreprise ont également profité d’un cycle de relèvement des notations des dettes souveraines, qui agissent comme un plafond pour les notations des entreprises émettrices. En outre, le cycle mondial d’investissement dans l’intelligence artificielle (IA) a stimulé la croissance du secteur manufacturier en Asie, augmentant ainsi la demande pour les pays exportateurs d’énergie et les producteurs de métaux des marchés émergents.
Une large diversification
L’univers des obligations d’entreprise des marchés émergents, libellées en devises fortes (hard currencies), est actuellement évalué à 2 600 milliards de dollars, ce qui le rend 1,4 fois plus vaste que celui de la dette souveraine émergente. Cet univers, composé de plus de 800 émetteurs répartis dans plus de 65 pays, offre des opportunités d’investissement fondées sur l’analyse fondamentale et favorise une meilleure diversification des portefeuilles. De plus, les entreprises sous-jacentes montrent une dépendance croissante vis-à-vis des échanges commerciaux entre économies émergentes, renforçant ainsi leur résilience face aux fluctuations macroéconomiques.
Source : Article de l’agence de presse.

