Nutri-Score obligatoire : une pétition soutenue par l'Académie de médecine

Nutri-Score obligatoire : une pétition soutenue par l’Académie de médecine

Au total, 79 structures impliquées dans le domaine de la santé ont décidé de soutenir une pétition visant à rendre obligatoire l’affichage du Nutri-Score sur les emballages des aliments en France, selon un communiqué. Cette initiative a été lancée par des scientifiques à l’origine du Nutri-Score, dont Serge Hercberg, Mathilde Touvier, Emmanuelle Kesse et Chantal Julia.

La pétition souligne que, dans un contexte d’augmentation continue du surpoids et de l’obésité, « l’État français a le devoir de prendre toutes mes visant à préserver et promouvoir la santé publique ». Le Nutri-Score est présenté comme un outil efficace pour améliorer l’état nutritionnel de la population et contribuer à réduire le risque de maladies chroniques. Les signataires mettent en avant que l’absence d’obligation d’affichage permet à certains grands groupes agro-alimentaires de ne pas afficher le Nutri-Score sur leurs produits, ce qui constitue une perte de chance pour les citoyens français.

Une nouvelle proposition de loi a été déposée à l’Assemblée nationale après un premier rejet par le Sénat en 2025. Parmi les 45 sociétés professionnelles soutenant la pétition figurent la Société française de nutrition, la Société francophone du diabète et la Société française du cancer. De plus, 33 associations de consommateurs et de patients, telles que l’UFC Que Choisir et 60 millions de consommateurs, soutiennent également cette initiative.

Cette mobilisation est perçue comme une expression de professionnels ayant une expertise légitime sur les problématiques de santé et de prévention des maladies chroniques. Elle reflète également la volonté des citoyens d’accéder à une information leur permettant d’améliorer leur santé.

La proposition de loi, soutenue par huit groupes politiques sur les onze que compte l’Assemblée nationale, appelle à rendre obligatoire le Nutri-Score, décrit comme « un outil de prévention simple, français et efficace » par la députée socialiste Sandrine Runel qui la porte. Mis en place en 2017 en France sur la base du volontariat et dans six autres pays européens, cet étiquetage classe les produits alimentaires de A à E selon leur composition et leurs apports nutritionnels.

Source : Sciences et Avenir.

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