Une nuit au musée Picasso-Paris : retour sur la soirée dédiée à l’archéologie
Le Musée national Picasso-Paris a récemment accueilli une soirée consacrée aux missions de l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap). Les invités, réunis sous la direction de Julien Sérignac, directeur général du musée, ont échangé avec Dominique Garcia, président de l’Inrap, et Pascal Perrault, directeur général délégué. Ce rendez-vous annuel a rassemblé élus, scientifiques, acteurs culturels et représentants du patrimoine, affirmant leur engagement envers la préservation du patrimoine archéologique.
Une activité soutenue au service de la recherche
Dominique Garcia a présenté un bilan positif de l’année écoulée. Les équipes de l’Inrap ont réalisé près de 1 500 diagnostics archéologiques et mené plus de 200 fouilles, tant sur terre qu’en milieu subaquatique. Malgré un contexte financier difficile, l’Institut a su répondre aux besoins des aménageurs, témoignant de la confiance accordée à l’archéologie publique. Au total, 646 chercheurs ont publié plus de 900 travaux scientifiques, avec 97 % des rapports examinés recevant un avis favorable. L’Institut a également poursuivi sa mission de diffusion des connaissances, organisant plus de 1 400 actions de médiation sur l’ensemble du territoire, attirant près de 1,55 million de visiteurs lors des Journées européennes de l’archéologie.
De Lavau à Picasso
La conférence de Dominique Garcia a mis en lumière les avancées de la recherche sur les sociétés celtiques de l’âge du Fer, notamment à travers la tombe princière de Lavau, datée du Ve siècle avant J.-C. Cette sépulture a révélé un mobilier exceptionnel, dont un grand chaudron en bronze et une œnochoé grecque ornée d’or, illustrant les relations entre les élites celtiques et le monde méditerranéen. Cette découverte a été récemment mise en avant lors d’une exposition au Musée d’art moderne de Troyes. La conférence a également exploré les connexions entre l’œuvre de Pablo Picasso et les cultures anciennes de la péninsule Ibérique.
Une communauté de partenaires
La soirée s’est poursuivie dans les jardins de l’Hôtel Salé, réunissant des représentants des ministères, d’institutions nationales, de collectivités territoriales, ainsi que des acteurs de l’aménagement et de la recherche. Cette diversité a souligné l’importance de l’archéologie préventive à l’intersection de la recherche, de l’aménagement du territoire et de la politique culturelle. Elle a également mis en avant le rôle crucial des collaborations entre institutions, chercheurs et aménageurs pour la production et le partage des connaissances.
Source : Inrap
