Après la noyade d’un adolescent, l’heure du choc et des interrogations : “On peine à réaliser”

Un adolescent est mort noyé à Bar-sur-Aube (Aube), le lundi 22 juin. Il avait sauté dans l’Aube depuis le pont des Chevillottes. Les pompiers avaient pu le sortir de l’eau, mais il est mort à l’hôpital. L’adjoint au maire en charge de la sécurité a pris la parole.

À Bar-sur-Aube (Aube), petite ville de 4 650 habitants, ce mardi 23 juin 2026, l’événement tragique de la veille continue de choquer la communauté locale. Un adolescent s’est noyé après avoir sauté du pont des Chevillottes, malgré un panneau interdisant la baignade. Les pompiers ont réussi à le sortir de l’eau alors qu’il était en arrêt cardio-respiratoire (ACR). Malheureusement, son transport en urgence vers l’hôpital n’a pas pu empêcher son décès.

Dans l’après-midi du lundi 22 juin, un agent municipal, en patrouille pour prévenir des baignades interdites, a été alerté par trois adolescents qu’un quatrième avait plongé sans remonter à la surface. Le service départemental d’incendie et de secours (Sdis) a initialement indiqué que la victime avait 15 ans, âge qui a été corrigé à 16 ans par la mairie. Une hydrocution est suspectée comme cause de l’accident.

Éric Slanger, adjoint au maire en charge de la sécurité, a déclaré à France 3 Champagne-Ardenne que « les services de secours ont été appelés immédiatement. L’agent de surveillance sur la voie publique ne pouvait pas risquer d’aller seul dans l’eau. » La température de l’eau était estimée à environ 20 degrés.

« Les secours sont arrivés très rapidement : gendarmerie de Bar-sur-Aube, puis les pompiers. L’agent et un gendarme ont constaté qu’à environ quatre mètres de profondeur se trouvait un corps inanimé. Ils l’ont extrait rapidement et la victime a été transportée à l’hôpital de Troyes. »

Les trois autres adolescents, bien que choqués, sont indemnes et ont été entendus par les autorités. « La victime, âgée de 16 ans, a sauté volontairement. La hauteur du vannage est d’environ quatre à cinq mètres. Rapidement, alors que le courant était faible, elle a sombré dans un trou, » a expliqué un témoin. Par peur de la transgression des règles, les adolescents n’ont pas immédiatement appelé les secours, ce qui a entraîné plusieurs minutes de délai.

L’enquête ouverte par la gendarmerie vise à déterminer les causes exactes de la mort. Éric Slanger a souligné qu’il n’y avait pas de bless apparentes lors de l’extraction de la victime, mais un arrêt cardiaque prolongé a été constaté. Il a également mentionné la différence de température entre l’air, qui atteignait 40 degrés, et l’eau.

La municipalité a rappelé qu’un arrêté municipal interdit toute baignade dans la commune. Éric Slanger a précisé que des efforts de prévention sont en cours pour dissuader les jeunes de sauter dans l’eau par temps chaud, en collaboration avec les forces de gendarmerie. Depuis 2015, cet arrêté s’applique aux berges de l’Aube et à ses affluents.

Les autorités se concentrent sur la prévention plutôt que sur la répression, malgré les comportements transgressifs des adolescents. « Nous essayons d’être pédagogues, » a déclaré Slanger. « Malgré ces circonstances dramatiques, nous allons renforcer notre vigilance et reprendre des patrouilles régulières. »

Le nombre de noyades mortelles en France a considérablement augmenté ces dernières semaines, passant de 13 à 40 décès depuis le 18 juin, une situation particulièrement préoccupante pour les jeunes.

Source : France 3 Champagne-Ardenne.

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