Nouvelle canicule en France : quel risque d’ici le début du mois d’août ?

Nouvelle canicule en France : quel risque d’ici le début du mois d’août ?

D’ici la fin du mois de juillet, la France devrait connaître un temps sec, ensoleillé et chaud, sans reconstitution rapide d’un dôme de chaleur à l’échelle nationale. Le risque d’une nouvelle canicule est évalué à environ 15 %. Ce risque est particulièrement faible dans le Nord-Ouest, où il est estimé entre 5 et 10 %, et reste limité dans le Nord-Est, entre 10 et 15 %. L’influence océanique est prévue pour contenir la hausse des températures dans la moitié nord du pays, permettant des nuits plus respirables que durant les précédents épisodes caniculaires.

Les températures élevées devraient cependant se concentrer davantage dans le sud. La probabilité de très fortes chaleurs est estimée entre 25 et 35 % dans le Sud-Ouest et entre 35 et 45 % dans le Sud-Est d’ici la fin juillet. Des températures pouvant atteindre 35 à 38 °C, voire plus localement, sont possibles, sans pour autant constituer une canicule généralisée. Entre la fin juillet et le début août, le risque d’une intensification des chaleurs dans le Sud-Ouest pourrait légèrement augmenter, atteignant 30 à 40 %, tandis qu’il resterait élevé dans le Sud-Est, entre 35 et 45 %.

À l’échelle nationale, le risque d’un nouvel épisode caniculaire entre la fin juillet et le début août est évalué entre 20 et 30 %. Les tendances sous-saisonnières indiquent un signal plus chaud et plus sec que la normale, sans montrer pour l’instant de blocage anticyclonique robuste, ce qui limiterait la formation d’un dôme de chaleur. Certains modèles prévoient un retour temporaire d’un flux d’ouest plus perturbé au nord de la Loire, ce qui pourrait réduire le risque d’une forte chaleur généralisée. Le scénario le plus probable consiste en une chaleur estivale durable, plus intense au sud, par pics. Cette situation pourrait aggraver la sécheresse des sols et le risque d’incendies, tout en offrant aux vacanciers un temps ensoleillé et durable.

Ces probabilités sont le résultat d’une analyse météorologique reposant sur des prévisions, des anomalies de température et de géopotentiel, ainsi que des facteurs aggravants comme la sécheresse des sols.

Source : Météo France.

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