Nouveau vote au Conseil de sécurité de l’ONU pour désigner le prochain chef de l’organisation
Le Conseil de sécurité de l’ONU s’apprête à voter pour désigner son prochain secrétaire général, un processus qui pourrait prendre plusieurs semaines, voire des mois. Les diplomates s’attendent à une évolution des voix par rapport au scrutin de juillet, selon Daniel Forti, analyste à l’International Crisis Group. Ce processus vise à déterminer un candidat favori tout en écartant certains prétendants, ce qui pourrait conduire certains à réaliser que leur campagne est arrivée à son terme.
Cette élection survient à un moment critique pour l’ONU, qui fait face à des défis majeurs tels que l’affaiblissement du multilatéralisme, des divisions au sein du Conseil de sécurité, et des problèmes financiers sérieux. Sous la pression des États-Unis, notamment durant la présidence de Donald Trump, l’organisation a du mal à influencer plusieurs conflits importants, et des coupes budgétaires menacent ses missions humanitaires et de maintien de la paix.
Pour remporter cette élection, un candidat doit obtenir au moins neuf voix tout en évitant un veto de l’un des cinq membres permanents : les États-Unis, la Russie, la Chine, la France et le Royaume-Uni. Le nom du candidat choisi sera ensuite soumis à l’Assemblée générale, qui, en pratique, suit généralement la recommandation du Conseil.
L’Amérique latine revendique cette fois le poste, une tradition géographique d’alternance entre continents qui n’est pas toujours respectée. De nombreux États plaident également pour qu’une femme soit nommée à la tête de l’ONU pour la première fois. Parmi les candidats notables figurent Mme Grynspan, l’ancienne ministre des Affaires étrangères du Guyana, Carolyn Rodrigues-Birkett, ainsi que l’Argentin Rafael Grossi, directeur de l’AIEA. D’autres candidats incluent l’ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet et l’Équatorienne Maria Fernanda Espinosa.
Les préférences des membres du Conseil demeurent floues, en particulier parmi les grandes puissances dotées du droit de veto. De nouveaux candidats pourraient émerger si aucun des prétendants actuels ne parvient à se démarquer, a indiqué Vassili Nebenzia, représentant permanent de la Russie à l’ONU.
Source : AFP.



