Au Niger, les ménages à l’épreuve de la vie chère
Oumou Gérard revient du marché avec un panier contenant seulement quelques épices. Le menu d’aujourd’hui est maigre, car la hausse du coût de la vie pèse sur son ménage. Dans les marchés et les quartiers, de nombreuses familles peinent à satisfaire leurs besoins essentiels. Pour Oumou, il n’y aura pas de viande sur la table aujourd’hui, une réalité qui ne cache pas son désarroi.
« Vraiment, au Niger, la vie est chère. Aujourd’hui, la viande coûte très cher. Avec 1 000 francs CFA, on ne peut pas se permettre d’acheter de la viande. Il faut faire un crédit chez le boutiquier. L’État doit revoir cela pour nous aider, nous, en tant que femmes, afin que nous puissions gérer nos foyers », déclare-t-elle.
Un quotidien difficile pour les familles modestes
Pour de nombreuses femmes, asr les dépenses quotidiennes est devenu un véritable casse-tête. Les produits alimentaires et les condiments, essentiels à la préparation des repas, coûtent de plus en plus cher. Hadjia Mamati, une autre femme du Niger, partage son constat : « La vie est devenue d’une difficulté extrême. Les gens pauvres se débattent pour réussir à rendre leur vie agréable. Même la nourriture devient difficile à obtenir. Parfois, ils demandent un crédit dans les boutiques, mais les commerçants sont fatigués de faire crédit. Tout a augmenté de prix. »
Les commerçants face à la même réalité
La situation est tout aussi préoccupante pour les commerçants. Certains produits frais sont rares sur les marchés, et l’importation devient coûteuse. Illa Jikan Taguimba, commerçant au marché Dar Es Salam de Niamey, explique : « Le vrai problème aujourd’hui, c’est le manque de liquidités. Quand l’argent manque, tout semble cher. Ce n’est plus le moment de vendre à crédit. Avant, les banques soutenaient les commerçants avec des crédits remboursables. Aujourd’hui, elles ne donnent plus de crédit. Nous demandons à nos clients de patienter et de comprendre que ce n’est pas de la mauvaise volonté. »
Espoir d’amélioration
Les ménages et les commerçants nigériens sont donc confrontés aux mêmes défis. Tous espèrent une rapide amélioration de la situation économique pour retrouver un peu de répit dans leur quotidien.
Source : Deutsche Welle
