Neo4j lance Virtual Graph pour optimiser l’analyse des données sans déplacement
Neo4j a récemment introduit la préversion publique de son service Virtual Graph, intégré à la plateforme DbaaS AuraDB Pro. Ce service permet d’exécuter des requêtes Cypher et des algorithmes graphiques sur des données stockées dans des entrepôts de données et des lakehouses, sans nécessiter le déplacement des données vers les systèmes de Neo4j.
La majorité des entreprises stockent leurs données analytiques dans des solutions telles que S3, Snowflake, Databricks ou BigQuery. Cependant, ces plateformes ne supportent souvent que partiellement les analyses graphiques, qui sont cruciales pour des secteurs comme les banques et les assurances, ainsi que pour le suivi de la chaîne d’approvisionnement. Parallèlement, les bases de données orientées graphes sont généralement mal adaptées à l’ingestion de volumes de données atteignant des centaines de téraoctets.
Sudhir Hasbe, président et chief product officer de Neo4j, souligne que l’architecture des bases de données graphiques est conçue pour regrouper physiquement des données interconnectées, optimisant ainsi le débit et l’efficacité des parcours multi-sauts. Toutefois, cette optimisation peut ralentir les processus d’ingestion et d’écriture des données.
Virtual Graph fonctionne en mode « zero-copy », accédant aux données là où elles se trouvent, après configuration de l’instance et connexion au lakehouse. Le service convertit le schéma de données associé aux tables sources en un modèle graphique, permettant ainsi la définition de relations entre objets.
Les requêtes Cypher sont ensuite compilées en SQL et exécutées par le moteur du lakehouse, avec des résultats récupérés selon le modèle Cypher. Actuellement, Virtual Graph se connecte aux plateformes Databricks, Google BigQuery et Snowflake, avec des intégrations futures prévues pour Amazon Athena et Microsoft Fabric.
Le système est en lecture seule, limitant certaines fonctionnalités comme les écritures et les modifications de schéma. Neo4j vise une compatibilité de 98 à 99 % avec le standard ISO GQL dans les douze mois à venir.
Virtual Graph, en tant que produit d’appel vers la base de données Aura, est particulièrement pertinent pour des cas d’usage comme la lutte contre la fraude. Neo4j estime que sa base de données native peut offrir des performances 10 à 100 fois supérieures à celles de Virtual Graph pour des requêtes complexes.
Les clients commenceront à payer pour le service à partir du 1er septembre, après une période de préversion gratuite.
Source : LeMagIT


