La question des maillots à Nautilis et l’arrivée de fast-foods agite le conseil d’Agglo de Grand-Angoulême
Lors du dernier conseil d’Agglo de Grand-Angoulême, la question des maillots de bain à Nautilis a suscité des débats. L’élu de Gond-Pontouvre a déclaré : « C’est une démarche d’actualisation et de clarification. On ne cherche pas à créer des interdictions ciblées mais il faut que ce soit plus clair. » Il a ajouté que l’évolution des maillots, notamment l’apparition de jupettes et de maillots robes, nécessite des précisions dans le règlement, qui n’est pas encore arrêté. Des préoccupations de sécurité ont également été soulevées, évoquant la nécessité de tenues près du corps.
Anne-Aziliz Petit-Louboutin a souligné que ces évolutions permettent à un public diversifié, y compris les personnes trans, d’accéder à Nautilis, et a contesté l’idée d’interdictions pour des raisons d’hygiène.
Annulation du festival BD : augmentation de l’aide aux entreprises
Un autre sujet de discussion a été l’implantation d’un McDonald’s à Lunesse, soulevé par Matthieu Dussaigne. L’élu a questionné pourquoi le terrain n’avait pas été classé en zone naturelle. Le maire de Champniers, Mickaël Laville, a expliqué que les restaurants ne sont pas considérés comme des commerces, ce qui limite l’intervention de Grand-Angoulême si le projet est conforme. Le vice-président Pascal Monier a ajouté que modifier le PLUI aurait conduit à des pertes. Le président Xavier Bonnefont a appelé à une législation pour redonner plus de pouvoir aux maires.
Parmi les délibérations votées, les élus ont approuvé l’achat d’un terrain de près de 4 hectares dans la ZI N°3 pour 250 000 euros HT, afin de déménager la Sermat de Puymoyen, qui cause des nuisances depuis plus de 20 ans. Éric Biojout, maire de la commune, a assuré que le terrain pourrait devenir constructible.
Les élus ont également validé un schéma directeur des réseaux de chaleur, ciblant sept zones de l’agglomération, en réponse à une demande des bailleurs sociaux.
Enfin, l’aide exceptionnelle pour les entreprises affectées par l’annulation du festival de la BD a été portée de 5 000 à 15 000 euros, et élargie aux entreprises de moins de 50 salariés. Une nouvelle commission se réunira le 8 juillet pour traiter environ cinquante dossiers d’ici mi-octobre.
Source : Conseil d’Agglo de Grand-Angoulême
