Dragey-Ronthon interdit le naturisme sur ses plages en raison d’actes sexuels
Depuis le 14 août 2026, la commune de Dragey-Ronthon (Manche) a pris un arrêté municipal interdisant le naturisme et le nudisme sur la majorité de son domaine public maritime. Cette décision vise à contrer la recrudescence d’actes sexuels illégaux sur ses plages, qui semblent se multiplier ces dernières années.
La plage de Dragey-Ronthon, prisée pour son cadre naturel et sa vue sur le Mont Saint-Michel, attire de nombreux visiteurs, notamment des familles. Cependant, un panneau à l’entrée de la plage informe désormais les usagers de l’interdiction de se livrer à des pratiques de naturisme et de nudisme.
Des résidents, comme Nathalie, qui se promène régulièrement sur cette plage, témoignent de comportements inappropriés : « Quand on se balade, dès qu’il fait beau, on se retrouve face à des hommes nus, qui surgissent des oyats et se masturbent dès qu’ils nous voient. Ils ne se sentent pas gênés. »
Un phénomène inquiétant
Bien que la plage ne soit pas traditionnellement associée au naturisme, des comportements inappropriés ont été observés. « On retrouve des mouchoirs, des emballages de préservatifs dans les buissons, ou des préservatifs usagés », déclare Nathalie, choquée par ces découvertes. Elle a également découvert que la plage est mentionnée sur divers sites à vocation sexuelle, où des rencontres sont organisées pour des relations sexuelles en public.
Cette situation est particulièrement préoccupante pour les familles qui viennent profiter de la plage, souvent sans être conscientes de ces agissements.
Réaction municipale
Le maire de Dragey-Ronthon, David Guerlavais, a affirmé qu’il n’a rien contre la pratique du naturisme, mais a précisé qu’il n’y a pas de tels comportements sur sa plage. « Cette population exclusivement masculine vient sur le domaine public, jusqu’en haut de la dune, et se masturbe devant les passants », a-t-il résumé. L’arrêté municipal vise à faciliter la verbalisation des contrevenants, qui encourent désormais une amende de 15 000 euros et jusqu’à un an de prison.
Prochaines étapes
Le maire envisage d’étendre l’interdiction à d’autres terrains bordant la plage, gérés par le Conservatoire du littoral, afin de prévenir toute récidive. Une réunion est prévue prochainement pour discuter de l’élargissement de ces mes.
Source : France 3 Régions



