NASA used a drone to deliver a human kidney. Is this the future of transplant transport?

NASA utilise un drone pour transporter un rein humain : l’avenir du transport d’organes ?

NASA explore l’utilisation de drones pour accélérer la livraison d’organes destinés aux patients en attente de transplantation. Un test de vol effectué récemment au Centre de recherche Langley de la NASA, en Virginie, a marqué la première fois qu’un drone a transporté un rein au-delà de la « ligne de vue », c’est-à-dire à une distance où le drone n’est plus visible par l’opérateur. Cette avancée vise à développer des outils permettant aux drones de voler plus loin dans des environnements peuplés.

Le rein utilisé lors du vol du 5 juin n’était pas viable pour la transplantation, ce qui a permis à l’agence et à son partenaire, le United Network for Organ Sharing (UNOS), de procéder à ce test. Si les essais futurs se déroulent comme prévu, UNOS envisage d’utiliser des drones pour transporter des organes sur des distances allant jusqu’à 15 miles (environ 24 km) entre les hôpitaux, assurant ainsi une livraison rapide et sécurisée aux patients en attente.

Les drones pourraient offrir une meilleure capacité de navigation par rapport aux avions plus grands, en particulier dans des zones de livraison denses ou difficiles d’accès. De plus, leur vitesse pourrait être cruciale, car les organes ont une durée de vie limitée pendant le transport.

Ce test a utilisé des radios supplémentaires pour permettre aux pilotes de surveiller les drones même lorsqu’ils ne sont pas visibles. Kyle Smalling, ingénieur aérospatial à la NASA Langley, a expliqué que cela signifie que le pilote pourrait se trouver à environ un mile à l’intérieur d’une salle de contrôle.

Les responsables de l’agence ont également indiqué que ce test respectait les exigences de la Federal Aviation Administration (FAA) et s’est déroulé sur un terrain de vol de la NASA connu sous le nom de City Environment Range Testing for Autonomous Integrated Navigation (CERTAIN), pour des raisons de sécurité supplémentaires. Le rein transporté sera évalué pour des facteurs tels que la stabilité de la température et les dommages potentiels aux tissus dus à un manque de circulation sanguine.

Au-delà de cette expérimentation, les responsables de la NASA espèrent examiner la « faisabilité opérationnelle et l’évolutivité » du transport d’organes par drone comme un service de « dernier kilomètre », similaire à la manière dont des entreprises comme Amazon livrent des colis à domicile après une expédition initiale par camion.

Selon John Koelling, directeur de la direction de recherche en aéronautique de Langley, cette initiative représente une opportunité d’appliquer la technologie de la NASA à un problème concret pouvant sauver des vies.

Source : NASA.

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