NASA dévoile un nouveau télescope spatial pour observer l’univers avec précision.

NASA’s new space telescope will reveal the universe like never before

Le télescope spatial Nancy Grace Roman de la NASA : une nouvelle ère d’exploration cosmique

NASA se prépare à explorer le cosmos d’une manière inédite grâce à son télescope spatial de nouvelle génération, le Nancy Grace Roman Space Telescope. Après près de vingt ans de conception et de construction, l’observatoire, pesant autant qu’un Tyrannosaure rex et de la taille d’un bus de tourisme, devrait être lancé dès le 30 août 2023. La NASA prévoit de commencer à fournir une abondance de données astronomiques de pointe dès l’année prochaine.

Au cours des cinq premières années de la mission, les scientifiques s’attendent à ce que le télescope débloque des mystères concernant la matière noire et l’énergie noire, qui dominent notre univers. Il devrait également détecter des dizaines de milliers de planètes extraterrestres, décrire les interactions entre les galaxies et repérer des étoiles en explosion, entre autres découvertes.

« N’importe où vous dirigez le télescope Roman, quelqu’un pourra dire : ‘J’ai découvert quelque chose’ », déclare le cosmologiste Jason Rhodes du Jet Propulsion Laboratory (JPL) de la NASA. « Roman va toucher ou affecter presque tous les domaines de l’astrophysique. »

Une approche innovante

La richesse promise par Roman découle de son approche unique. Contrairement au télescope Hubble et à d’autres observatoires de la NASA qui ne voient qu’une petite fraction du ciel, Roman est conçu pour couvrir méthodiquement de vastes territoires sans cibles spécifiques. Avec un champ de vision 100 fois plus grand que celui de Hubble, il peut balayer rapidement le ciel.

Erik Rosolowsky, astrophysicien à l’Université de l’Alberta, souligne que Roman « va débloquer d’énormes domaines scientifiques en offrant une précision sur de vastes zones du ciel ».

Un éclairage sur l’univers sombre

Le télescope Roman, dont les origines remontent au début des années 2000, est conçu pour observer des signatures de l’univers sombre. Il détectera de petites variations dans la forme de millions de galaxies causées par la matière noire. Roman devrait également repérer environ 21 000 explosions stellaires d’un type prévisible, permettant aux scientifiques de calculer leur distance par rapport à la Terre.

Les observations visent à confirmer ou infirmer des soupçons sur la complexité de l’énergie noire, une question cruciale pour l’avenir de l’univers.

Une chasse aux exoplanètes

Le deuxième projet clé de Roman consistera à découvrir des exoplanètes par dizaines de milliers. À ce jour, environ 6 000 planètes orbitent d’autres étoiles. Roman utilisera deux techniques pour explorer de nouvelles régions de la Voie lactée, notamment le bulbe galactique, où il pourrait identifier jusqu’à 200 000 exoplanètes.

En parallèle, la technique de microlentille permettra de détecter environ 1 400 planètes situées plus loin dans leurs systèmes stellaires. Cette méthode repose sur la façon dont de grands objets dans l’espace déforment la lumière, créant des éclats temporaires qui permettent aux scientifiques de calculer la taille et la distance orbitale des planètes.

Un éventail d’observations

Roman sera capable d’observer une multitude d’événements cosmiques, notamment des étoiles qui s’éteignent et des astéroïdes rapides dans notre propre système solaire. Le télescope fournira également une vue inédite de la bulle galactique, une zone densément peuplée de la Voie lactée souvent obscurcie par la poussière.

Le lancement représente une première étape cruciale pour Roman, qui devra se déployer complètement et atteindre son emplacement à près de 1,5 million de kilomètres de la Terre, un processus qui prendra plus de trois mois.

Les scientifiques restent particulièrement impatients face aux découvertes imprévues que le télescope pourrait révéler, des « surprises absolues » qui pourraient redéfinir notre compréhension de l’univers.

Source : NASA

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