Au Niger, des mutins défient le pouvoir de Tiani à Niamey
Au Niger, la situation sécuritaire reste préoccupante malgré les déclarations du ministère de la Défense, qui affirme que les forces de sécurité reprennent progressivement le contrôle. Cependant, des zones d’ombre persistent et les informations demeurent difficiles à vérifier de manière indépendante.
Inquiétudes au sein de la population
Des habitants vivant à proximité de la base militaire et du palais présidentiel rapportent, sous couvert d’anonymat, que des projectiles sont tombés près de leurs habitations, voire dans certaines concessions. Ces événements ont engendré un climat d’inquiétude, incitant plusieurs familles à quitter temporairement leur quartier pour se rendre dans des zones jugées plus sûres.
De nombreux résidents estiment que la communication officielle ne suffit pas à apaiser les craintes. Certains réclament une intervention publique d’un haut responsable du régime, voire du chef de l’État, le général Abdourahamane Tiani, pour rasr la population.
Climat de méfiance
Malgré les appels à la mobilisation lancés par des soutiens du pouvoir à la Place de la Concertation, au centre de Niamey, une grande partie des habitants a choisi de rester chez eux. Selon plusieurs sources militaires, l’officier présenté comme le principal responsable de la mutinerie aurait une certaine influence au sein des forces armées. Ces sources indiquent que plusieurs tentatives de reprendre le contrôle de la Base 101 ont échoué jusqu’à présent.
Les raisons exactes de ce mouvement demeurent floues. Certaines sources évoquent un mécontentement lié aux conditions de prise en charge des militaires en première ligne dans la lutte contre les groupes armés, qui seraient nettement moins favorables que celles des soldats de la Garde présidentielle.
De nombreux Nigériens espèrent une déclaration du général Abdourahamane Tiani pour clarifier la situation et répondre aux nombreuses interrogations soulevées par ces événements.
Source : DW

