Mutations, enquête administrative. Quelles suites disciplinaires après les premières conclusions de la mission d'inspection sur l'affaire Lyhanna ?

Quelles suites disciplinaires après les premières conclusions de la mission d’inspection sur l’affaire Lyhanna ?

Dans un premier rapport rendu lundi, la mission d’inspection a mis en évidence une série de dysfonctionnements, tant de la part du parquet que de la gendarmerie. Des sanctions ont d’ores et déjà été prises du côté du ministère de l’Intérieur et de la Justice.

Les rapporteurs de la mission d’inspection, déclenchée par la mort de la jeune Lyhanna, ont souligné des défaillances significatives dans le traitement de la plainte pour viols sur mineure déposée en août 2025 par la mère de Rosa, dont le prénom a été modifié. Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a affirmé que « la puissance publique ne se défaussera pas » et qu’il est essentiel d’établir les responsabilités et d’en tirer toutes les conséquences, y compris individuelles.

Un rapport intermédiaire est prévu pour le 10 juillet, suivi d’un rapport final le 5 septembre. En attendant, le ministère de l’Intérieur a déjà annoncé la mutation d’office du directeur d’enquête de la brigade de Lectoure et du commandant de compagnie de Condom, en raison de leur manque de discernement dans le traitement de cette plainte. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez, a également demandé à l’Inspection générale de la gendarmerie nationale d’ouvrir une enquête de commandement pour faire la lumière sur les responsabilités de chaque intervenant.

Du côté de la justice, le garde des Sceaux, Gérald Darmanin, a lancé une procédure disciplinaire visant à sanctionner les défaillances graves d’une substitut du parquet d’Auch, responsable des affaires concernant les mineurs. Cette magistrate a été suspendue de ses fonctions d’enquête et une enquête administrative est en cours pour déterminer les erreurs ou fautes individuelles.

Les conclusions de cette enquête pourraient mener à des sanctions allant du blâme à la révocation, en passant par des abaissements d’échelon. Une décision est espérée avant la fin de l’année, en prévision du renouvellement du Conseil supérieur de la magistrature début 2027.

Source : Franceinfo.

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