Musk poursuit en justice l'État de New York pour sa régulation des réseaux sociaux

Musk poursuit en justice l’État de New York pour sa régulation des réseaux sociaux

Le réseau social X, propriété d’Elon Musk, a déposé mardi une action en justice contre l’État de New York pour contester une loi régulant les contenus des plateformes, affirmant que cette législation porte atteinte à la liberté d’expression.

Dans sa plainte, soumise au tribunal fédéral de New York, la société X Corp, basée au Texas, soutient que la loi, adoptée fin 2024, impose aux entreprises de réseaux sociaux de divulguer des informations sensibles concernant la modération des discours de haine et de la désinformation. Elle estime que cette obligation viole le Premier amendement de la Constitution américaine.

X Corp déclare que « l’État tente de manière inadmissible de susciter une controverse publique sur la modération des contenus », ce qui exercerait une pression sur les entreprises pour qu’elles restreignent ou cennt certains contenus protégés. L’entreprise met en garde contre un débat « considérable » sur les limites à ne pas franchir, affirmant que ce n’est pas un rôle que le gouvernement devrait jouer.

La plainte fait également référence à une lettre de 2024 signée par deux législateurs, Brad Hoylman-Sigal et Grace Lee, qui ont qualifié le bilan de X et d’Elon Musk de « préoccupant » en matière de modération de contenu, menaçant selon eux les fondements de la démocratie. Les parlementaires affirment que les efforts de Musk pour éviter la divulgation d’informations démontrent la nécessité de cette loi.

X avait précédemment contesté une législation californienne similaire en 2023, obtenant un blocage partiel de son application par une cour d’appel fédérale en septembre, au motif de la protection de la liberté d’expression. La Californie a depuis convenu, dans un accord de février, de ne pas appliquer les exigences de divulgation prévues par sa loi.

Depuis l’acquisition de Twitter fin 2022, Elon Musk a aboli la politique de modération des contenus de la plateforme, désormais rebaptisée X. Bien qu’il se positionne comme un défenseur de la liberté d’expression, ses critiques l’accusent de favoriser l’expression de ses propres convictions politiques, souvent perçues comme étant de droite.

Source : Brut

Source
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *