Multiplication des cas de virus du Nil occidental en France métropolitaine.

Qu’est-ce que le virus du Nil occidental, dont les cas se multiplient en France métropolitaine ?
Identifié pour la première fois en Ouganda en 1937, le virus du Nil occidental est désormais présent sur tous les continents (photo d’illustration).

Iuliia Burmistrova / Getty Images

Identifié pour la première fois en Ouganda en 1937, le virus du Nil occidental est désormais présent sur tous les continents (photo d’illustration).

Le virus du Nil occidental (VNO) connaît une recrudescence en France métropolitaine. Selon le bulletin hebdomadaire de Santé publique France, 39 cas autochtones d’infection ont été recensés au 30 août, soit une augmentation de neuf cas par rapport à la semaine précédente.

Ces infections se sont principalement concentrées dans les régions Provence-Alpes-Côte d’Azur, Occitanie, Île-de-France, et Auvergne-Rhône-Alpes. Il est à noter qu’« pour deux cas, aucun lieu précis de contamination n’a pu être identifié », a précisé l’autorité sanitaire.

Un virus transmis par les moustiques communs

Le virus du Nil occidental circule principalement entre les oiseaux et est transmis aux humains par les moustiques du genre Culex. Contrairement à d’autres arbovirus comme le chikungunya ou la dengue, qui sont véhiculés par le moustique tigre, le VNO est principalement associé aux moustiques communs. En Europe, la majorité des décès liés aux moustiques sont attribués à ce virus.

De rares complications neurologiques

La période d’incubation du VNO varie de 2 à 14 jours, et 80 % des personnes infectées restent asymptomatiques. Pour ceux qui développent des symptômes, l’infection se manifeste souvent comme un syndrome grippal. Cependant, dans 1 à 5 % des cas, elle peut évoluer vers des complications neurologiques graves, telles que la méningite ou la méningo-encéphalite.

Environ 2 % des cas peuvent entraîner le décès. L’année dernière, trois personnes sont décédées en France à cause du virus du Nil occidental, et certains survivants ont signalé des séquelles persistantes, comme des troubles neurologiques ou musculaires.

Se protéger des piqûres de moustiques

Pour se prémunir contre le VNO, l’Organisation mondiale de la Santé recommande de réduire les lieux de reproduction des moustiques autour des habitations. Cela inclut le vidage des eaux stagnantes et l’utilisation de moustiquaires. Le port de vêtements couvrants et l’application de répulsifs sont également conseillés.

Source : Santé publique France.

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