Mozambique : Venancio Mondlane élu à la tête de l’Anamola, malgré la répression
Le 22 juin 2026, le premier congrès de l’Alliance nationale pour un Mozambique libre et autonome (Anamola) s’est conclu dans le nord du pays. Ce parti d’opposition, fondé en août 2025 par Venancio Mondlane, a vu son leader élu à la présidence sans opposition. Mondlane, qui se présente à la présidentielle de 2024, affirme avoir remporté le scrutin précédent.
Au cours de ce congrès, près de 400 délégués ont discuté des orientations politiques du parti. Mondlane a souligné ses ambitions en déclarant que « gagner des élections, c’est trop petit pour ce qui nous attend », tout en visant un recrutement de six millions de membres d’ici 2029.
Contexte de violences
Ce congrès s’est tenu dans un climat de violence marqué par des attaques contre les militants d’Anamola. Deux membres du parti ont été retrouvés assassinés dans le centre du pays en mai. De plus, le 18 juin, quatre personnes ont été blessées par la police lors d’un rassemblement à Nampula, où Mondlane était accueilli à l’aéroport.
Mondlane est également sous le coup de poursuites judiciaires, accusé par les autorités d’incitation à la violence lors de la crise post-électorale de fin 2024. Le 15 janvier 2026, Daniel Chapo a été investi président de la République après une élection contestée, poursuivant ainsi le règne du Frelimo, au pouvoir depuis près de 50 ans.
Des dizaines de journalistes et de membres de l’opposition ont été enlevés ou tués au Mozambique depuis les élections générales d’octobre 2024, souvent avec l’implication des forces de sécurité, selon une enquête du consortium de médias Forbidden Stories.
Source : RFI
