Moustique tigre en Bretagne : quelles communes a-t-il colonisées et où a-t-il été détecté ?

Moustique tigre en Bretagne : quelles communes a-t-il colonisées et où a-t-il été détecté ?

Depuis son arrivée en métropole en 2004, le moustique tigre, connu sous le nom scientifique d’Aedes albopictus, continue son expansion en France, particulièrement en Bretagne. Adapté au climat tempéré européen et renforcé par le réchauffement climatique, ce moustique représente un risque de transmission de virus tels que la dengue, le chikungunya et Zika. Une lutte préventive est donc mise en place, accompagnée d’une surveillance accrue.

La première commune bretonne à être déclarée colonisée est Domagné (35), en 2022. Depuis lors, d’autres localités ont rejoint ce statut. En 2023, Rennes (35) et La Gacilly (56) ont été ajoutées, suivies par Châteaugiron (35) en 2025. Ces communes répondent à des critères stricts, tels que l’observation d’œufs dans des pièges ou la présence à proximité de signalements positifs. Au début de 2025, 6 574 communes en métropole étaient dans cette situation.

Des observations ponctuelles ont également été rapportées depuis 2019 dans des communes du Finistère, telles que Brest, Plomelin et Quimper, ainsi que dans les Côtes-d’Armor, notamment à Saint-Brieuc. Plus récemment, en 2025, des détections ont été effectuées en Ille-et-Vilaine (Janzé, Bédée, Saint-Armel) et dans le Morbihan (Saint-Jean-Brévelay, Lorient). À Lorient, trois sites larvaires ont été découverts au printemps, et mi-août, la présence du moustique a été confirmée à Guidel-Plages (56).

Des mes de lutte sont mises en œuvre, notamment l’installation de pièges pondoirs et des campagnes de sensibilisation pour inciter les habitants à éliminer les eaux stagnantes autour de leur domicile. En 2025, l’ARS Bretagne a estimé qu’il était « possible » d’éliminer l’espèce dans la commune de La Gacilly, grâce à des méthodes de lutte innovantes et à l’implication des résidents.

Source : Le Télégramme, ARS Bretagne.

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