Mortalité périnatale : comprendre la hausse inquiétante des décès néonatals

Mortalité périnatale : comprendre la hausse inquiétante des décès néonatals

La mortalité périnatale, qui englobe les décès de bébés nés sans vie ainsi que ceux nés vivants mais décédés avant la fin de leur première semaine, connaît une augmentation en France depuis 2021. Le taux est passé de 10,5 pour 1 000 naissances à 11,2 pour 1 000. En 2024, sur 661 822 naissances, 7 398 nouveau-nés sont nés sans vie ou sont décédés dans les sept jours suivant leur naissance.

Pourquoi de tels chiffres ?

Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette hausse de la mortalité périnatale :

  • L’âge gestationnel : Les mères de moins de 20 ans ou de plus de 40 ans sont à risque accru.
  • Les naissances multiples : Un facteur de risque significatif.
  • Les accouchements prématurés : 84 % des décès périnataux résultent d’accouchements prématurés.

Des différences en fonction du niveau social et du département

L’analyse des données révèle également des disparités selon le niveau social. Le taux de mortalité périnatale atteint 12 pour 1 000 dans les communes les plus défavorisées, contre 9,5 ailleurs. La région d’habitation joue un rôle crucial : en Guadeloupe, le taux s’élève à 21 pour 1 000, tandis que les départements d’Outre-mer affichent un taux supérieur de 60 % par rapport à la métropole. Par exemple, la région Auvergne-Rhône-Alpes présente un taux de 9,3 pour 1 000.

En 1990, la France se classait parmi les pays européens les plus performants avec un taux de mortalité périnatale de 1 % pour les enfants nés vivants. Aujourd’hui, le pays se situe au 21ème rang sur 27 en Europe, soulignant un besoin urgent d’amélioration.

Source : Parents.fr

Source
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *