Mortalité en France : ce que révèlent les chiffres

Mortalité en France : Ce que révèlent les chiffres

Trois études de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), de l’Institut National de la Santé et de la Recherche Médical (Inserm) et de Santé publique France, publiées le 23 juin 2026, permettent de mieux comprendre les principales causes de décès en France et leur évolution récente.

Une fois corrigée de l’effet du vieillissement de la population, la mortalité globale poursuit sa diminution en 2024 par rapport à 2023. Cependant, cette amélioration reste plus limitée que les observations d’avant la pandémie de Covid-19. Cette baisse s’explique en partie par le recul des décès liés à la Covid-19, mais elle semble également être compensée par la progression des décès causés par des maladies respiratoires (grippe, pneumonie), des maladies infectieuses (septicémies) et des infections de l’appareil génito-urinaire.

Les cancers restent la première cause de mortalité en France

Contrairement à l’échelle mondiale, où les maladies cardiovasculaires sont responsables du plus grand nombre de décès, les cancers demeurent la première cause de mortalité en France, représentant 27,1 % des décès en 2024. Bien que la mortalité par cancer tende à diminuer dans l’ensemble, certaines évolutions sont préoccupantes, notamment l’augmentation du cancer du pancréas et de certains cancers de l’appareil respiratoire chez les femmes.

Les maladies cardiovasculaires en deuxième position

Les maladies cardiovasculaires, telles que l’infarctus du myocarde, l’accident vasculaire cérébral (AVC) et l’insuffisance cardiaque, constituent la deuxième cause de mortalité, avec 21,2 % des décès.

Le rôle important des facteurs de risque

L’étude met en évidence que de nombreux décès sont associés à des facteurs de risque. Dans un tiers des cas (32 %), au moins une comorbidité est mentionnée lors du décès, comme l’hypertension artérielle, le diabète, des troubles du rythme cardiaque ou encore des cancers. Il est également à noter qu’une part significative des décès (21,3 %) est liée à des causes imprécises ou inconnues, notamment les décès à domicile et les décès de femmes.

Notre mission à l’Institut Pasteur de Lille : mieux comprendre pour mieux prévenir

Ces données soulignent un enjeu central de santé publique : une grande partie des maladies les plus mortelles sont liées à des facteurs de risque identifiés, souvent modifiables. Face à ces constats, les chercheurs de l’Institut Pasteur de Lille contribuent à faire progresser les connaissances scientifiques et à développer de nouvelles approches pour prévenir, diagnostiquer et traiter ces pathologies. Ces travaux s’inscrivent notamment en oncologie et dans le domaine des maladies cardiométaboliques.

En combinant recherche fondamentale et recherche translationnelle, l’Institut Pasteur de Lille contribue activement à l’effort collectif visant à réduire l’impact des deux principales causes de mortalité en France.

Sources : Drees, Inserm, Santé publique France.

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