Mort d’un adolescent de 17 ans : le père reconnaît les faits et sera déféré
Un homme de 59 ans doit être présenté jeudi 6 août au parquet de Nice en vue de l’ouverture d’une information judiciaire pour assassinat, après la mort de son fils de 17 ans, survenue lundi 3 août dans un appartement situé rue des Étoiles, à Nice.
Selon le communiqué du 5 août de Sabine Neale, procureur de la République adjoint de Nice, les policiers ont été alertés le 3 août, vers 14h53, par un appel téléphonique d’un homme affirmant avoir tué son fils à son domicile et indiquant vouloir mettre fin à ses jours. Quelques minutes plus tard, l’homme aurait envoyé deux photographies à ses beaux-parents et à son épouse. L’une le montrait allongé dans une housse blanche, avec des traces de bless au niveau du cou. L’autre représentait le visage d’un adolescent, les yeux fermés, également allongé dans une housse mortuaire. La mère du jeune homme a alors prévenu les services de police. À leur arrivée, les fonctionnaires ont découvert le corps sans vie de l’adolescent sur un lit, placé dans une housse mortuaire. Son père se trouvait à ses côtés, lui aussi dans une housse, après avoir tenté de se suicider en se blessant au niveau du cou. Il a été transporté à l’hôpital, où il a été pris en charge.
Les premières constatations médico-légales ont conclu que le jeune homme serait décédé des suites d’une strangulation. Une autopsie a été ordonnée. Une enquête, d’abord ouverte pour homicide involontaire puis requalifiée en assassinat, a été confiée au service local de police judiciaire de Nice.
Sorti de l’hôpital mardi 4 août en fin de matinée, le père, un aide-soignant de 59 ans sans antécédent judiciaire, a été placé en garde à vue pour assassinat. Il a reconnu avoir tué son fils, expliquant lui avoir d’abord placé un oreiller sur le visage avant de l’étrangler avec le câble d’un fer à repasser. D’après ses déclarations rapportées par le parquet, il aurait ensuite placé le corps de son fils dans une housse mortuaire avant de tenter de mettre fin à ses jours en s’allongeant dans une autre housse, à côté de lui. L’homme a également expliqué avoir récupéré ces housses mortuaires sur son lieu de travail, un hôpital, plusieurs mois voire plusieurs années auparavant.
Le suspect a évoqué « un coup de folie » pour expliquer son passage à l’acte, après avoir compris, le matin du drame, que son épouse ne reviendrait plus au domicile conjugal. Les investigations devront déterminer précisément les circonstances du drame. Selon le parquet, les faits semblent s’inscrire dans un contexte de séparation conjugale. L’épouse du mis en cause avait quitté le domicile peu avant les faits et avait déposé plainte le 1er août au commissariat de Nice pour des faits de violences conjugales et de harcèlement par conjoint.
À l’issue de sa garde à vue, le quinquagénaire sera présenté au parquet de Nice afin qu’une information judiciaire soit ouverte pour assassinat. Le ministère public a annoncé qu’il requerrait son placement en détention provisoire.
Une prise en charge par une association d’aide aux victimes a été mise en place pour accompagner la famille du jeune homme.
Source : Sabine Neale, procureur de la République adjoint de Nice.


