Mort à l'âge de 38 ans de Manon Harrois, artiste visuelle marquée par le voyage et le vivant

Décès de Manon Harrois, artiste visuelle de 38 ans

L’artiste visuelle Manon Harrois est décédée le 15 juillet à Reims, à l’âge de 38 ans, dans un accident de la route, selon le journal l’Est Eclair. Résidente de Troyes, elle avait su s’imposer comme une figure montante de la création contemporaine dans le Grand Est. La Direction régionale des affaires culturelles (DRAC) lui rend hommage.

Le monde de l’art contemporain est en deuil. Manon Harrois, qui vivait et travaillait à Troyes, a perdu la vie ce mercredi 15 juillet dans un accident de voiture dans la Marne. L’annonce a été faite le 17 juillet par la DRAC Grand Est, qui la décrit comme « l’une des artistes visuelles du Grand Est parmi les plus prometteuses de sa génération. » Originaire de la Montagne de Reims, elle avait choisi de développer son travail dans l’Aube, où son parcours, enrichi par de nombreux voyages et résidences à l’étranger, lui avait permis de faire connaître son œuvre au-delà de la région.

Diplômée en 2009 de l’École nationale supérieure des arts appliqués, Manon Harrois avait bénéficié très tôt du soutien de personnalités influentes du monde de l’art, telles que Christian Boltanski et le conservateur Germain Viatte. La même année, une bourse Jean Walter-Zellidja de l’Académie française lui a permis de passer près d’un an au Niger, où elle a découvert des techniques traditionnelles de tissage et de joaillerie.

De retour en Champagne-Ardenne, elle a exposé au centre d’art Passages à Troyes, ainsi qu’à Reims et dans d’autres lieux d’exposition de la région. À partir de 2018, son travail a pris une dimension internationale grâce à des résidences à New York, au Chili, aux Émirats arabes unis, ainsi qu’à Berlin, Prague, Anvers et au Portugal.

En 2021, la DRAC Grand Est lui a attribué une Aide individuelle à la création pour poursuivre ses recherches artistiques à Berlin. Dans son hommage, la DRAC souligne que Manon Harrois travaillait autour du vivant, qu’elle considérait comme un « manifeste de la fragilité et de la finitude des choses. » Ses œuvres figurent dans les collections du Fonds régional d’art contemporain (FRAC Champagne-Ardenne) et dans plusieurs collections privées en France et à l’étranger.

La DRAC Grand Est a présenté « ses condoléances les plus sincères à sa famille ».

Source : l’Est Eclair, DRAC Grand Est

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