Mort de Lyhanna : « Un climat anxiogène qui peut être délétère à l’enfant »
La mort de Lyhanna a provoqué un véritable séisme dans le Gers et dans toute la France. Depuis sa disparition aux portes de son collège de Fleurance, le 30 mai 2026, jusqu’à la cérémonie d’adieu organisée le 12 juin, l’émotion est insoutenable. Comment accompagner les collégiens de Fleurance et en parler avec ses propres enfants ? Une spécialiste nous répond.
Ce vendredi 12 juin 2026, la cérémonie d’adieu à Lyhanna s’est tenue à Fleurance. La collégienne de 11 ans avait été retrouvée morte, une semaine après sa disparition à la sortie de son collège. Le principal suspect, Jérôme Barella, était déjà connu des institutions judiciaires et policières en raison de plusieurs signalements et plaintes à son encontre.
Dans ce contexte tragique, comment aider les enfants à affronter ce drame ? Claire Maïore, spécialiste en psychologie et neuro-psychopathologie du développement chez l’enfant à Toulouse, nous éclaire.
Dans la foule présente au cimetière de Fleurance, des camarades de classe de Lyhanna étaient présents. Ces enfants se sont retrouvés en première ligne depuis quinze jours. Comment les aider à surmonter ce traumatisme ?
Claire Maïore souligne l’importance d’accompagner les enfants dans la distinction entre « c’est arrivé » et « ça va t’arriver ». Il est crucial de laisser libre la parole de l’enfant tout en lui permettant de comprendre la différence entre un fait divers et ce qui lui arrive personnellement. Accueillir la parole de l’enfant sans induire ses propres peurs est essentiel pour qu’il puisse s’exprimer librement.
Une cellule psychologique a été mise en place au collège de Fleurance après la disparition de Lyhanna. Cette initiative est nécessaire pour identifier et orienter les élèves touchés par le traumatisme. Toutefois, cette cellule ne fournit pas d’accompagnement à long terme, réorientant plutôt vers des centres médicaux ou psychologiques.
Concernant l’exposition des enfants aux informations liées à ce drame, Claire Maïore estime que le climat anxiogène peut être délétère pour les enfants qui ne peuvent pas faire la distinction entre ce qui se passe autour d’eux et ce qui pourrait leur arriver. Les parents doivent être attentifs aux symptômes tels que des difficultés d’endormissement ou des phases de régression, et consulter un professionnel si nécessaire.
Source : France 3 Régions
