INTERVIEW : Le Monténégro ne devrait pas avoir à attendre trop longtemps avant d’adhérer pleinement à l’UE
Le Monténégro se montre optimiste quant à son intégration dans l’Union européenne, affirmant que l’attente ne devrait pas être excessive. Lors d’une récente interview, des représentants monténégrins ont déclaré que « trois ans, c’est très bien » pour la durée des garanties nécessaires à leur adhésion. Ils soulignent également l’importance de maintenir le droit de veto de Podgorica en matière de politique étrangère.
Le Monténégro, qui a obtenu le statut de candidat à l’UE en 2010, a depuis entamé des réformes significatives pour répondre aux critères d’adhésion. Toutefois, le processus d’intégration a été entravé par des défis internes et des préoccupations relatives à l’état de la démocratie et de l’État de droit dans le pays.
En ce qui concerne les données économiques, le Monténégro a enregistré un taux de croissance de 7,1 % en 2022, selon les estimations de la Banque mondiale. Ce chiffre témoigne d’une reprise post-pandémique et d’un engagement vers une économie plus résiliente. Cependant, le pays doit encore surmonter des obstacles, notamment en matière de corruption et de gouvernance.
La perspective d’une adhésion rapide à l’UE est cruciale pour le Monténégro, tant sur le plan économique que politique. Les autorités espèrent que leur engagement en faveur des réformes et la stabilité régionale joueront un rôle déterminant dans l’accélération de ce processus.
Cette interview met en lumière l’optimisme croissant du Monténégro face à son avenir européen, tout en soulignant les défis qui demeurent.
Source : Euractiv FR