Monique Barbut reste au gouvernement à la demande d’Emmanuel Macron
Alors qu’elle dénonçait « le recul environnemental de trop » après le vote de la loi d’urgence agricole, la ministre a accepté de poursuivre sa mission « face à l’urgence d’agir contre les conséquences du changement climatique », selon son cabinet.
Publié le 22/07/2026 à 09:09, mis à jour à 12:56.
Un revirement notable a eu lieu ce mercredi 22 juillet. Le cabinet de la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, a annoncé qu’elle acceptait de continuer sa mission à la demande d’Emmanuel Macron, qui lui a assuré son soutien. Plus tôt dans la journée, elle avait pourtant exprimé son intention de démissionner, en réaction à l’adoption par le Parlement d’une me controversée sur les pesticides, contenue dans la loi d’urgence agricole.
Monique Barbut a expliqué sa décision de rester au gouvernement en raison de l’urgence d’agir contre les conséquences du changement climatique, qui affectent gravement le pays, et pour répondre aux enjeux de santé environnementale. Lors du Conseil des ministres, Emmanuel Macron et Monique Barbut ont convenu d’un désaccord concernant la loi agricole telle qu’elle a été votée. La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a indiqué que le président avait refusé sa démission et qu’ils s’étaient accordés sur trois priorités : l’eau, la forêt et la santé environnementale.
Dans un message publié sur LinkedIn, Monique Barbut a exprimé sa déception, affirmant que le gouvernement avait empêché le débat sur la suppression de certaines mes, malgré les souhaits de plusieurs députés. Elle a qualifié ce revirement de « recul environnemental de trop ».
Le projet de loi d’urgence agricole, adopté par le Parlement, permet notamment à l’Agence de sécurité sanitaire (Anses) de réintroduire sous certaines conditions des pesticides comme l’acétamipride et le flupyradifurone, qui sont autorisés dans l’Union européenne mais interdits en France, pour certaines filières en difficulté.
Source : Franceinfo.
