L’équipe nationale U20 féminine du Bénin dispute ce samedi son tout premier match de Coupe du monde. Les « Amazones » affrontent le Mexique à 16 h TU dans un groupe A où figurent également la Pologne, pays organisateur, et l’Argentine. Cet affrontement marque le point d’orgue d’un an de préparation pour les joueuses béninoises, qui ont terminé leur préparation avec trois semaines de stage en France.
Le terrain du stade Pierre-Pibarot de Clairefontaine a été rendu difficile par une pluie tenace. Les Amazones sont confrontées à l’équipe de France U20 dans des conditions climatiques peu favorables. Abdoulaye Ouzerou, le sélectionneur des Amazones, a noté : « Les cinq premiers jours, c’était la canicule. Et là, déjà, la température a baissé de 10 degrés, ce que les joueuses n’ont presque jamais connu. Donc pour ça, au moins, je dirais que l’objectif est atteint parce qu’elles commencent quand même à s’accommoder. »
Lors d’un match amical contre les Bleues U20, les Béninoises ont perdu 3-2, mais cette rencontre a révélé des promesses, notamment grâce au doublé de Romaine Gandonou. Les séances d’entraînement à Lisses, dans l’Essonne, ont été intenses, avec un accent mis sur l’organisation défensive, comme l’a déclaré Hermione Lokossou, capitaine des U17 surclassée en U20 : « Il y a de l’ambiance et les séances d’entraînement se passent très bien. »
Dreadlocks et œil affûté
Jimmy Adjovi-Boco, ancien joueur professionnel et conseiller technique du ministre des Sports béninois, observe attentivement les séances. Pour lui, cette Coupe du monde représente un véritable test : « On ne doit plus croire ou penser qu’on est un petit pays. On montre depuis une bonne dizaine d’années une volonté de professionnaliser tous les secteurs d’activité, notamment le sport. »
Les Amazones, devenues la première équipe U20 du Bénin à se qualifier pour une Coupe du monde, portent l’espoir d’un pays. Abdoulaye Ouzerou, sélectionneur depuis 2022, cherche à combiner performance et apprentissage. Il a souligné que le manque d’expérience en compétitions internationales reste un défi : « Il faut faire vraiment très, très attention, parce que ce curseur-là entre performance et apprentissage, on a du mal à évaluer réellement ces filles-là. »
« On parle d’humain »
Vincent Rautureau, manager général des équipes de jeunes au Bénin, partage cette exigence. Présent à Clairefontaine, il accompagne le sélectionneur et l’équipe en Pologne pour enrichir les retours d’après-match. « Avant de parler de football, on parle aussi d’humain, » a-t-il déclaré.
Les Béninoises entament leur Mondial contre le Mexique, puis affronteront l’Argentine le 8 septembre et termineront avec la Pologne le 11 septembre.
Le Bénin n’est pas la seule équipe africaine novice au Mondial, la Tanzanie y participe également. Le Ghana, quant à lui, jouera sa 7e Coupe du monde consécutive, tandis que le Nigeria, avec 12 participations, vise à retrouver le dernier carré après avoir échoué lors des quatre dernières éditions.
L’Allemagne, nation la plus titrée, ainsi que les États-Unis et la Corée du Nord, sont absentes de ce Mondial. Les Nord-Coréennes, tenantes du titre, restent favorites pour un quatrième sacre après leurs succès de 2006, 2016 et 2024.
Source : RFI

