Sous le futur incinérateur, le « grand trou » qui pourrait changer l’eau à Monaco
Le projet de Monaco prévoit la création d’une nouvelle unité de tri des plastiques et d’une nouvelle unité de valorisation énergétique, dans le cadre d’un ouvrage de génie civil complexe. L’appel à concurrence, prévu pour 2026, concerne la conception, la construction et l’exploitation de cet ensemble.
« Si l’État fait cette nouvelle installation, il ne faut surtout pas rater l’occasion. Il faut profiter du chantier pour faire un grand trou sous cette future installation, sur toute sa surface, et nous préparer le génie civil dont nous aurons besoin. Ensuite, nous pourrons y installer nos propres équipements », a déclaré Manuel Nardi, directeur général de la SMEaux.
L’enjeu est considérable pour la société, dont l’usine d’épuration actuelle occupe déjà des espaces enterrés sous le Triton, à Fontvieille. Cette station traite les eaux usées de Monaco ainsi que celles de Beausoleil et d’une partie de Cap-d’Ail et de La Turbie. Ses installations s’étendent sur 12 500 m², répartis sur dix niveaux, entre 17 mètres sous la voirie et 25 mètres au-dessus.
Anticiper les nouvelles normes
La nécessité de creuser davantage découle de la complexité croissante des traitements à venir. La directive européenne 2024/3019 sur le traitement des eaux résiduaires urbaines renforce les exigences de traitement, en intégrant des micropolluants, des PFAS et d’autres substances qui étaient jusqu’ici moins considérées. Les stations d’épuration de demain devront donc s’adapter à ces nouvelles normes.
Un mini-tunnel d’une dizaine de mètres pourrait également permettre de relier les installations. « Si on rate cette occasion-là, il n’y aura plus jamais un tel emplacement à côté du Triton », prévient Manuel Nardi.
Source : Nice Matin



