« Nous avons affaire à des voyous » : Deux anciens proches du prince Albert II de Monaco dénoncent une traque
Publié le 06/07/2026 à 06:23
Mis à jour le 06/07/2026 à 06:23
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Depuis 2023, l’éviction d’anciens proches du prince Albert de Monaco a plongé « le Rocher » dans une tourmente marquée par des révélations et des rumeurs concernant les finances des Grimaldi. Franceinfo a rencontré Claude Palmero, ancien comptable du prince, et Thierry Lacoste, ancien avocat et ami d’enfance d’Albert, qui affirment être devenus des cibles.
Les deux hommes rapportent des incidents troublants. Thierry Lacoste déclare : « Nous avons affaire à des voyous. Un de mes associés a été agressé physiquement à Monaco, et j’ai été attaqué à Paris, ce qui a conduit au dépôt d’une plainte. Nous avons été suivis, espionnés, et des photos de notre vie quotidienne ont été diffusées. » Claude Palmero ajoute qu’il a également été suivi et que la liste de ses rendez-vous avec Lacoste sur huit mois a été publiée.
Bien qu’ils ne nomment pas explicitement leurs agresseurs, ils pointent du doigt Patrice Pastor, un magnat de l’immobilier monégasque, avec qui ils sont en conflit. Les avocats de Pastor, Richard Malka et Stéphanie Le Coq de Kerland, qualifient les accusations de « ridicules » et affirment que Palmero et Lacoste tentent d’échapper à leurs responsabilités judiciaires en insinuant l’existence d’un complot.
Claude Palmero a déjà dénoncé ces agissements dans son livre Monaco interdit, main basse sur la Principauté, où il affirme que des intérêts privés ont pris le contrôle de Monaco, suite à une « purge stalinienne ». Il précise que d’autres personnes ont également été victimes d’une chasse aux sorcières.
Thierry Lacoste évoque des comportements qualifiables de mafieux, sans pour autant désigner un État mafieux. Les tensions entre les clans se sont intensifiées, entraînant une série de procédures judiciaires. Palmero indique avoir déjà fait face à une vingtaine de mes coercitives, allant des gardes à vue aux perquisitions.
Maître Cyril Bonan, avocat du prince Albert, répond que des plaintes ont été déposées contre des personnes ayant abusé de leurs fonctions, et dénonce ceux qui se présentent en victimes tout en étant visés par ces plaintes.
Cette bataille judiciaire et médiatique, qui s’intensifie, pourrait se poursuivre avec la promesse d’un deuxième livre de Palmero, alors qu’il affirme avoir déjà engagé 2,5 millions d’euros en frais juridiques.
Source : Franceinfo