Moins d’enfants, mais un attachement à la famille : ce que révèle la dernière enquête de l’Ined
La famille a-t-elle encore un avenir dans une société qui fait moins d’enfants ? L’Étude des relations familiales et intergénérationnelles 2 (Erfi 2) de l’Ined, publiée le 7 juillet, interroge cette question. Réalisée en 2024 auprès de 12 800 personnes âgées de 18 à 79 ans, l’enquête met en lumière le déclin des naissances, qui s’inscrit dans des transformations plus larges des parcours de vie.
Depuis une dizaine d’années, la France observe une baisse significative de sa fécondité. Ce phénomène soulève des interrogations sur l’évolution des structures familiales. Selon l’Ined, ce déclin ne se limite pas à une simple diminution du nombre d’enfants, mais reflète des changements profonds dans les aspirations et les choix de vie des individus.
En termes de statistiques, la fécondité en France a chuté à 1,83 enfant par femme en 2023, un chiffre en baisse par rapport aux années précédentes. Cette tendance s’accompagne d’une reconfiguration des relations familiales, où le lien intergénérationnel semble se renforcer malgré la diminution du nombre d’enfants.
Cette enquête souligne également que, bien que les naissances diminuent, l’attachement à la famille demeure fort. Les Français continuent de considérer la famille comme un pilier essentiel de leur vie, ce qui pourrait influencer les dynamiques familiales futures.
Source : Ined.
