Faire comprendre que nous étions dans le ciel, sans être des belligérants : La mission des forces aériennes depuis le porte-avions Charles-de-Gaulle
Les cinq mois et demi de mission du porte-avions Charles-de-Gaulle ont été marqués par une intense activité aérienne. Selon l’état-major, « nous avons catapulté 4 000 avions », illustrant ainsi un engagement significatif avec des sorties allant jusqu’à 2 000 kilomètres de leur base flottante, notamment au-dessus du détroit d’Ormuz.
Le capitaine de vaisseau Sébastien, en charge de la flotte aérienne à bord, souligne que « pour le groupe aérien, ce qui était hors norme, ce sont les deux bascules sur deux théâtres d’opérations ». À bord du Charles-de-Gaulle, une vingtaine de Rafales, deux avions de guet aérien et de commandement (Hawkeye) ainsi que trois hélicoptères sont déployés, représentant un effectif de 500 marins du ciel.
Approcher la zone, sans être mal perçu
Dans le contexte tendu du détroit d’Ormuz, la marge d’action de la France est restreinte. Le capitaine précise : « Même si nous ne prenons pas part à ce conflit, il s’agit d’un théâtre de guerre. Nous devons faire comprendre que nous ne sommes pas des belligérants. Cela nécessite d’ajuster le curseur pour approcher la zone sans être mal perçu. »
Les missions de reconnaissance sont primordiales. Un Rafale, bien qu’étant un avion offensif, se transforme en outil de collecte de renseignements. Équipé d’un « pod de reconnaissance », il est capable de capturer des images en haute altitude et à grande vitesse, permettant ainsi aux interprétateurs présents à bord du porte-avions d’analyser les données.
Prendre des décisions éclairées
Cette mission, qui touche à sa fin, laisse au capitaine le « sentiment d’être utile, très utile ». Il explique : « Quand on est au cœur des opérations, on connaît la réalité du terrain, de façon autonome, pour la France. »
L’objectif est de fournir des informations fiables et précises, « pour permettre au chef d’État-major des armées et au président de la République de prendre des décisions éclairées ».
Source : Nice-Matin
