Millésime 2026 : Claret, moelleux ou blanc de noir, ces vins qui enrichissent les gammes
Le terme « Claret », utilisé par les Anglais pour désigner le Bordeaux au Moyen Âge, fait son retour avec la commercialisation de son premier millésime en 2025. Ce vin rouge, de couleur pâle, léger et fruité, peut contenir un peu de sucre pour le rendre plus accessible. À déguster jeune, il est souvent apprécié frais, visant principalement l’apéritif. Ce type de vin, qui rappelle les Beaujolais et certains rouges de Loire, s’inscrit dans une tendance de consommation en phase avec les besoins de fraîcheur liés au réchauffement climatique. À noter que le Claret ne doit pas être confondu avec le clairet, une AOC rosé girondine moins connue.
Blanc de noir
Les blancs de noir, élaborés à partir de raisins rouges comme le merlot et le cabernet franc, connaissent une popularité croissante. Leur goût plus vineux que celui des blancs classiques leur confère une certaine originalité, les rendant adaptés à l’ensemble d’un repas. Sur le plan économique, cette tendance permet d’exploiter des raisins noirs dans un marché où les ventes de vin rouge stagnent, tandis que celles des blancs continuent de croître.
Moelleux
Les blancs moelleux, souvent considérés comme démodés, font un retour remarqué. À la coopérative de Rauzan, un acteur majeur du Bordelais, ces vins affichent un taux d’alcool de 11 % et contiennent 35 g de sucre résiduel, c’est-à-dire du sucre non fermenté. Ces vins, prisés en apéritif, connaissent un regain d’intérêt tant en France qu’à l’exportation, notamment en Allemagne, où les saveurs sucrées sont en vogue.
Blanc médocain
Le Médoc, traditionnellement associé aux vins rouges, s’ouvre désormais à la production de blanc. La mention « Médoc blanc » est autorisée sur les étiquettes depuis 2025, avec les premières bouteilles apparaissant sur le marché au printemps. Ces vins, souvent issus de petites exploitations, viennent enrichir l’offre des vignerons, qui explorent des cépages variés tels que le chenin, le chardonnay et le viognier, bien que ceux-ci ne bénéficient pas de l’AOC Médoc.
Vin sans alcool
L’émergence de vins sans alcool s’inscrit également dans cette diversité, répondant à une demande croissante pour des alternatives au vin traditionnel.
Sources : Sud Ouest, INSEE.

