Aux États-Unis, un militant anti-police et écologiste poursuivi pour avoir supprimé les données de son smartphone
Après avoir donné au policier un faux mot de passe qui a écrasé toutes les informations de son téléphone, un militant est poursuivi pour « destruction de preuves ». Cette histoire illustre les atteintes aux libertés civiles qui se multiplient aujourd’hui aux États-Unis.
Publié le 07/08/2026, mis à jour le 07/08/2026
Fait principal
Sam Tunick, un militant écologiste, est poursuivi pour avoir utilisé un code de sécurité sur son smartphone qui a effacé toutes ses données lors d’un contrôle à l’aéroport d’Atlanta. Ce cas soulève des questions sur la protection de la vie privée face aux actions des forces de l’ordre.
Contexte factuel
En janvier 2025, à son retour de République dominicaine, Tunick a été arrêté par la police aux frontières. Les agents lui ont demandé d’accéder à son téléphone pour vérifier qu’il ne détenait pas d’images pédopornographiques. Cependant, lors d’une audience, il a été révélé que les policiers n’avaient aucune raison de croire qu’il possédait de telles images. Tunick a contesté la construction d’un centre de formation policier à Atlanta, connu sous le nom de « Cop City », et se savait surveillé.
Données ou statistiques
En 2025, plus de 55 000 appareils électroniques ont été vérifiés par les autorités, un chiffre record, dont 13 590 appartenaient à des citoyens américains.
Conséquence directe
Tunick risque jusqu’à cinq ans de prison pour son acte, qui soulève des préoccupations quant aux abus de pouvoir des forces de l’ordre et à la surveillance accrue des citoyens américains.
Source : Franceinfo.



