Argentine : pour Milei, l’IA, ce n’est pas “Terminator”

Argentine : pour Milei, l’IA, ce n’est pas “Terminator”

Un nouveau chapitre s’ouvre dans le débat entre Javier Milei, président argentin libertarien, et Yuval Harari, historien et philosophe israélien. Ce dialogue sur la création d’entreprises non humaines par le biais de l’intelligence artificielle (IA) a débuté le 4 juin dernier. Dans une tribune publiée dans le Financial Times, Milei a plaidé pour un cadre juridique sans réglementation pour l’IA, incluant un régime spécial pour des sociétés anonymes basées sur des algorithmes et sans employés.

En réponse, Harari a réagi dans le même média, affirmant que « nous ne devons pas accorder la personnalité juridique aux agents d’IA ». Il a expliqué que ces entreprises pourraient posséder des actifs, embaucher, participer au commerce international et même s’engager dans des campagnes politiques, le tout sans responsabilité humaine. Ce modèle soulève de nombreuses préoccupations.

Le président argentin a exprimé sa satisfaction face à cette réponse, la qualifiant de « débat fascinant et transcendant ». Il a promis de préparer une réponse pour atténuer les inquiétudes de Harari. Dix jours plus tard, Milei a fait référence à une histoire d’Isaac Asimov, Moi, Robot, soulignant que le robot, en tant que candidat politique, pourrait être plus fiable que les humains.

Milei ambitionne de faire de l’Argentine un « paradis » pour le développement de l’IA sans régulation. Son projet a déjà attiré l’attention de plusieurs figures du secteur technologique, dont Peter Thiel, fondateur de Palantir, qui a récemment déménagé à Buenos Aires.

Source : Financial Times, La Nación, El Diario Ar.

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