Dans le désert de Djibouti, la route de tous les dangers pour de nombreux migrants – franceinfo

Dans le désert de Djibouti, la route de tous les dangers pour de nombreux migrants

Publié le 01/05/2026 à 09:40 – Mis à jour le 01/05/2026 à 09:40

En 2025, plus de 900 migrants ont trouvé la mort en tentant de traverser le désert de Djibouti. Malgré ce bilan tragique, des milliers de personnes continuent de fuir leur pays, cherchant un avenir meilleur.

Dans le désert du Grand Bara, des migrants, principalement originaires d’Éthiopie, marchent pendant des jours, parcourant des centaines de kilomètres. Exténués, ils atteignent un point de ravitaillement en eau. Jemal Ibrahim Hassan, un agriculteur ayant fui les conflits armés, déclare : « On a décidé de partir parce que la situation chez nous est devenue trop dangereuse. »

La route migratoire de l’Est de l’Afrique commence en Éthiopie, passe par Djibouti, puis se dirige vers le Yémen et les pays du Golfe. Cette voie, de plus en plus fréquentée, présente de nombreux dangers. Après avoir traversé le désert, les migrants doivent également franchir un bras de la mer Rouge, où ils rencontrent des passeurs peu scrupuleux. Ismael Hassan Dirieh, commandant du poste de Khor Angar, souligne que « les pilotes et les matelots entassent les migrants sur plusieurs étages », augmentant ainsi les risques de naufrage.

Le bilan est alarmant : l’année dernière, plus de 900 migrants ont perdu la vie. Youssouf Moussa Mohamed, responsable du bureau de l’OIM à Obock, révèle l’existence de fosses communes dans la région, témoignant de la tragédie humaine qui s’y déroule. Chaque jour, des membres de l’Organisation internationale pour les migrations viennent en aide aux rescapés, dont les récits de naufrage sont souvent glaçants. Zinad Gebrekristos, survivante, raconte : « Mon bateau a coulé, il était plein d’eau. J’ai vu des gens mourir. »

Malgré ces dangers, de nombreux migrants reprennent la route, convaincus que l’exode vers des pays plus stables et riches est leur seule option.

Source : franceinfo

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