Micro-entrepreneurs immatriculés en 2018 : profils et destins divers
En 2018, environ 400 000 micro-entrepreneurs ont été immatriculés en France. Six profils distincts émergent parmi ces créateurs, reflétant des caractéristiques variées. Les « chômeurs », par exemple, ne constituent pas uniquement un groupe de chômeurs, mais ils sont fortement représentés au sein de ce profil. Les « salariés en activité de complément » forment 27 % des immatriculations, majoritairement issus des secteurs public ou privé et affichant le niveau de diplôme le plus élevé. À leur démarrage, 79 % d’entre eux conservent leur ancien emploi, tandis que 76 % créent leur entreprise comme activité de complément.
Le groupe des « chômeurs » représente 26 % des créateurs, avec une féminisation notable, 53 % étant des femmes. Beaucoup d’entre eux ont bénéficié de dispositifs d’aide à l’immatriculation, tels que l’ACRE. Pour 80 % d’entre eux, cette entreprise est leur activité principale.
Les « étudiants », représentant 18 % des immatriculations, sont le profil le plus jeune, avec 87 % ayant moins de 30 ans. Ce groupe se concentre principalement dans le secteur des transports et des activités spécialisées, scientifiques et techniques.
Les « créateurs hors du marché de l’emploi » composent 13 % des immatriculations, incluant principalement des retraités et des personnes sans activité professionnelle. Les « créateurs de la construction », qui représentent 9 %, sont presque exclusivement masculins et souvent d’anciens salariés ou chômeurs poursuivant leur métier principal sous le régime de micro-entrepreneur.
28 % des micro-entrepreneurs immatriculés en 2018 sont encore actifs cinq ans après. Les profils les plus pérennes sont ceux motivés par le désir d’asr leur propre emploi. Ainsi, 37 % des « créateurs de la construction » restent actifs, suivis par 35 % des « créateurs expérimentés ».
Cependant, la pérennité est plus faible pour les « salariés en activité de complément », dont seulement 24 % demeurent actifs après cinq ans. Ce groupe a souvent investi peu de moyens au démarrage et 79 % d’entre eux conservent une autre activité rémunérée.
Le chiffre d’affaires moyen des micro-entrepreneurs immatriculés en 2018 et toujours actifs en 2023 est de 19 600 euros, avec une variation significative selon les profils. Les « créateurs de la construction » affichent le chiffre d’affaires le plus élevé, à 27 600 euros, tandis que ceux dont l’activité est complémentaire gagnent en moyenne 10 700 euros.
En somme, bien que la majorité des micro-entrepreneurs montrent une certaine résilience, de nombreux défis persistent, notamment en termes de revenus et de pérennité.
Source : Insee, enquête Sine (interrogations 2018 et 2023).


