Michel-Edouard Leclerc : entre commerce et politique
Michel-Edouard Leclerc, président des centres E.Leclerc, a officialisé sa non-candidature à la présidentielle lors d’une intervention au journal de 20 heures de France 2, le 31 août. Il a déclaré : « Ce n’est pas pour moi, je ne suis pas légitime. » Ce revirement survient après des déclarations ambivalentes en juillet, où il avait laissé entendre qu’il pourrait envisager une candidature.
Durant l’été, Leclerc a multiplié les rencontres politiques, notamment sur les routes du Tour de France, ce qui l’a amené à reconsidérer ses ambitions politiques. Il a exprimé sa perplexité face à son image de « produit politique » et a critiqué les sondages qui ont alimenté cette rumeur.
Selon un sondage Odoxa pour Le Figaro de juillet, il était perçu comme un candidat potentiel par 23 % des Français, le plaçant en tête des personnalités alternatives. Ce statut a alimenté son influence médiatique, lui permettant de défendre le pouvoir d’achat des consommateurs à travers divers médias.
Bien qu’il ne dirige plus officiellement l’enseigne, Leclerc demeure une figure influente. Ses revenus proviennent de prestations de communication, et sa société a réalisé un bénéfice net de 2,46 millions d’euros en 2025. Il est reconnu pour sa capacité à communiquer efficacement, se positionnant comme un « évangéliste de Leclerc ».
Leclerc, qui se décrit comme « social-libéral », n’hésite pas à dialoguer avec divers acteurs politiques, y compris ceux traditionnellement opposés à la grande distribution. Sa popularité et son expertise en font une voix respectée dans le débat public, même s’il a récemment critiqué le système politique actuel, le qualifiant de dérive.
En dépit de sa décision de ne pas se présenter, son influence demeure palpable. Selon l’équipe du candidat Gabriel Attal, « Qu’on l’aime ou pas, son avis compte », soulignant ainsi l’importance de sa voix dans le paysage politique français.
Source : Franceinfo.

