Meurtre de trois Normands en Afrique du Sud : la mère du principal suspect placée en détention provisoire à Coutances
La mère du principal suspect, un homme de 44 ans identifié comme étant l’ex-mari de l’une des victimes, a été interpellée au Luxembourg sur mandat d’arrêt international et remise aux autorités françaises, vendredi 31 juillet 2026. Elle a été mise en examen et placée en détention provisoire à Coutances (Manche).
C’est un nouveau développement dans le meurtre de trois Normands en Afrique du Sud. Le procureur de Coutances, Gauthier Poupeau, a confirmé sa mise en examen et son placement en détention dans la maison d’arrêt de Coutances.
Son fils de 44 ans et un complice ont été arrêtés le mercredi 22 juillet au Luxembourg, en exécution de deux mandats d’arrêt européens émis par les autorités françaises. Ils sont suspectés d’avoir planifié le triple meurtre de Katia Nguyen, son ex-femme et gérante du restaurant Burger King d’Avranches, de sa mère, dont l’identité n’a pas été rendue publique, et de Mathieu Hadjaz, le conjoint de Katia et directeur de son restaurant.
Les corps des victimes ont été retrouvés le 11 juillet 2026 dans les environs de Pretoria, en Afrique du Sud, où ils se rendaient pour des vacances et une opportunité professionnelle. Selon le parquet, leurs corps ont été découverts en deux lieux distincts, et les premières constatations indiquent qu’ils ont été victimes d’un « acte volontaire violent », à savoir des « coups violents portés avec une arme contondante ».
Les victimes voyageaient avec la fille de Katia Nguyen, dont le père est également le principal suspect. La fillette de 7 ans aurait été kidnappée à leur arrivée à l’aéroport de Johannesburg. Selon le parquet de Coutances, elle a été retrouvée au Luxembourg et rapatriée en France le jour même des arrestations.
Simultanément aux arrestations au Luxembourg, plusieurs proches du principal suspect ont été interpellés en France et placés en garde à vue. Deux d’entre eux ont été mis en examen pour des chefs d’arrestation, enlèvement, séquestration, détention arbitraire d’un mineur en bande organisée, et participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime.
Source : France 3 Régions.


