Meurtre de Quentin Deranque : après six mois d’enquête, ce que révèlent les auditions
Des agents territoriaux ont été aperçus prenant des photos de militants se préparant à un affrontement, suscitant des interrogations sur la présence des forces de police, près de six mois après le meurtre de Quentin Deranque. Ce fait a été récemment rapporté dans un dossier du Monde.
La venue de Rima Hassan, une militante, avait entraîné des craintes de troubles à l’ordre public. Selon une source sécuritaire citée par Le Progrès en février, un dispositif policier incluant une compagnie départementale d’intervention (CDI) et des membres de la brigade anticriminalité (BAC) avait été mobilisé à proximité de Sciences Po. Des fonctionnaires des renseignements territoriaux étaient également présents.
Avant le début des affrontements, la CDI a été déployée à l’université Lyon 3, où une vingtaine de militants d’extrême gauche perturbaient une conférence sur le « déni de guerre », brandissant des fumigènes. Des CRS étaient prévus pour remplacer la CDI, alors que la BAC restait sur place. Les échauffourées se sont déroulées à environ cent mètres de Sciences Po, derrière la voie ferrée.
La Préfecture a précisé qu’une enquête judiciaire est en cours et n’a pas souhaité faire de commentaires supplémentaires.
Source : Le Progrès, Monde**



