Mère de famille tuée de plusieurs coups de couteau : la demande de huis clos du meurtrier présumé, mineur au moment des faits, rejetée
Le procès du jeune homme âgé de 16 ans au moment des faits a débuté devant la cour d’assises de l’Hérault. Il est accusé d’avoir tué une mère de famille de 17 coups de couteau, le 22 août 2023 à la Paillade, à Montpellier. La demande de huis clos formulée par la défense a été rejetée.
Sweat et tee-shirt gris, silhouette mince, il s’exprime posément, seul sur le banc des accusés. Il avait 16 ans au moment où il a tué Maëva Torres, âgée de 38 ans. La mère de famille, lardée de coups de couteau, est morte lors de son transfert à l’hôpital, mais elle avait eu le temps de prononcer un prénom, celui de son meurtrier présumé.
L’accusé lui avait assené 17 coups de couteau dans une voiture garée sur le parking de la chambre des Métiers de l’Hérault, près des archives départementales de Pierres vives, dans le quartier sensible de la Paillade à Montpellier. Un témoin avait assisté à la scène, alerté par les cris de la victime. Il avait vu son agresseur la frapper puis la pousser à l’extérieur de sa voiture avant de la poignarder à plusieurs reprises avec un couteau de cuisine.
Touchée à la jugulaire, la jeune femme, victime d’une hémorragie, était morte quelques minutes plus tard. Elle était mère de quatre enfants âgés de 2 à 12 ans.
Le suspect, dont le père est trafiquant de drogue et la mère en prison pour vols, avait fugué du foyer de l’enfance le soir du drame. Il avait rendez-vous avec Maëva Torres pour récupérer de l’argent qu’il aurait volé à son compagnon. Une dispute aurait éclaté avant qu’il ne la tue. Le jeune homme avait été interpellé le lendemain des faits.
Le meurtrier, mineur au moment des faits, devait être jugé à huis clos devant les Assises des mineurs. Cette demande a été rejetée par la cour à l’ouverture de son procès. L’audience devrait permettre de comprendre les raisons de son passage à l’acte et la nature de la violence exercée.
Au premier jour de son procès, il a reconnu les faits mais n’a pas expliqué cette violence extrême, affirmant ne se souvenir que de deux coups de couteau. Le verdict est attendu le 17 septembre 2026.
Source : France 3 Régions

