Menaces du FLNC contre les « envahisseurs » en Corse : faut-il craindre un retour des violences et des attentats ?
Le FLNC-Union des Combattants (FLNC-UC) a récemment appelé à rejeter le projet d’autonomie de la Corse, tout en proférant des menaces contre les « envahisseurs » non corses. Ces déclarations suscitent des inquiétudes au sein des acteurs politiques et associatifs de l’île. Lors d’une conférence de presse clandestine, le FLNC-UC a critiqué le projet de loi constitutionnelle sur l’autonomie, actuellement examiné par le Parlement et prévu d’être étudié au Sénat à l’automne. Le parquet national antiterroriste a ouvert une enquête préliminaire pour « association de malfaiteurs en vue de la préparation d’actes de terrorisme ».
Selon Jacques Follorou, journaliste et spécialiste de la Corse, ces menaces témoignent d’une volonté d’exister dans un débat politique dont le groupuscule a été largement écarté. Il estime que le poids réel du FLNC-UC est aujourd’hui très limité, qualifiant ses membres de « derniers survivants d’une cause indépendantiste aujourd’hui extrêmement minoritaire ».
Contexte factuel
Les déclarations du FLNC-UC ont soulevé des craintes concernant un éventuel retour à un cycle de violences. André Paccou, délégué en Corse de la Ligue des droits de l’Homme, craint une reprise des attentats, notamment sur les résidences secondaires, suivie de réactions de l’antiterrorisme. Il souligne que l’État porte une part de responsabilité en n’ayant pas suffisamment entendu les revendications corses, une analyse partagée par le député autonomiste de Haute-Corse, Michel Castellani.
Données ou statistiques
Aucune statistique officielle récente n’est disponible concernant la violence en Corse ou les actes terroristes liés à ce contexte.
Conséquence directe
Cette situation pourrait entraîner un enfermement politique et exacerber les tensions entre les nationalistes et l’État, augmentant ainsi le risque de violences sur l’île.
Source : RMC



