Des menaces d’ingérences étrangères pèsent sur la présidentielle française, alerte l’exécutif
Le Premier ministre français, Sébastien Lecornu, a exprimé ses préoccupations concernant les ingérences numériques étrangères lors d’une conférence de presse tenue le 11 juin à Paris. À moins d’un an de l’élection présidentielle prévue en 2027, il a souligné les risques croissants qui pourraient influencer le scrutin.
Depuis 2021, la France a organisé six élections, et aucune d’entre elles n’a échappé aux ingérences numériques. Lecornu a évoqué des « perspectives de menaces lourdes » qui pourraient affecter la présidentielle, rappelant que le risque avait été « significatif sur les municipales » sans toutefois avoir d’« effet majeur ».
Lors des récentes élections municipales de mars, quatre opérations d’ingérence, provenant de réseaux israéliens et pro-russes, ont été identifiées. Parmi les personnes ciblées figuraient le candidat à la mairie de Paris, Pierre-Yves Bournazel, ainsi que plusieurs candidats de la France Insoumise, tous victimes de la diffusion de « narratifs manifestement inexacts ou trompeurs d’accusations d’agressions sexuelles », selon Marc-Antoine Brillant, du réseau anti-ingérences Viginum.
Sébastien Lecornu a proposé plusieurs mes pour contrer ces ingérences, notamment la création de nouveaux référés durant la période électorale et un durcissement des peines pour les infractions liées à ces actes. Il a insisté sur la nécessité d’une loi consensuelle sur les ingérences, espérant qu’elle soit discutée au Parlement à l’automne, en vue d’une adoption avant la présidentielle.
Source : RFI
