Menaces de Mort : Le Maire d’Alès Reste Déterminé
Dix jours après avoir reçu des menaces de mort qui l’ont conduit à être placé sous protection policière, Christophe Rivenq, le maire d’Alès dans le Gard, témoigne. L’élu affirme poursuivre son mandat malgré les intimidations, tout en saluant le soutien des habitants. L’enquête sur cette affaire est toujours en cours.
« On s’en sortira », c’est par ces mots que Christophe Rivenq a choisi de résumer son état d’esprit, ce lundi 27 juillet 2026, lors de la cérémonie d’installation de la nouvelle sous-préfète d’Alès, Lucie Roesh. Sous protection policière depuis une dizaine de jours, l’édile as vouloir continuer à exercer ses fonctions malgré un contexte tendu.
Toujours placé sous protection policière 24 heures sur 24, l’élu était entouré des responsables de la police, de la gendarmerie et des services de secours pendant la cérémonie. Resté discret depuis le début de cette affaire, il a confié avoir reçu « des centaines, des milliers de messages de solidarité ». À 60 ans, le maire a également assuré poursuivre sa « tâche », conforté par la « solidarité » des Alésiens. « Il y a eu aussi beaucoup d’inquiétude. Mais la sécurité est au top et la vie continue. On s’en sortira », a-t-il déclaré à l’AFP.
L’affaire a débuté le 16 juillet 2026, lorsque Christophe Rivenq découvre une enveloppe contenant deux balles de 9 millimètres à son domicile. Des inscriptions menaçantes avaient également été taguées sur le mur de sa propriété, signées « DZ NG », une appellation présentée comme une possible signature de la DZ Mafia, une organisation criminelle marseillaise.
Dans la nuit du 20 au 21 juillet 2026, le maire a été évacué de son domicile par les hommes du RAID après un renseignement faisant état de la possible présence d’une voiture piégée à proximité de sa maison. Deux jours après son évacuation, une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux par des individus cagoulés se présentant comme membres de la DZ Mafia est venue brouiller les pistes. Les auteurs y niaient toute implication du groupe de narcotrafiquants au sujet des menaces à l’encontre du maire.
Depuis 2025, la DZ Mafia est soupçonnée de chercher à s’implanter à Alès afin de prendre le contrôle des trafics de stupéfiants au détriment des réseaux locaux. Pour « éradiquer le narcotrafic, il faut s’en donner les moyens, il ne faut pas se résigner, il faut rester déterminés et mener une véritable guerre », a déclaré le procureur d’Alès, Abdelkrim Grini, à l’AFP.
À l’occasion de cette cérémonie, la nouvelle sous-préfète Lucie Roesch a rappelé que « dans une politique d’aménagement urbain, dans une ville comme Alès, les sujets de sécurité ne se traitent pas seuls », soulignant la nécessité d’agir également sur le renouvellement urbain, l’éducation, la mobilisation en faveur de la jeunesse, et la lutte contre la pauvreté.
Source : AFP
