Médicaments: Des mes demandées pour diminuer les erreurs

Des mes demandées pour diminuer les erreurs de médicaments

Avec le stress, le personnel médical peut commettre des erreurs concernant l’administration des médicaments. Un programme national doit ainsi être mis sur pied pour y remédier.

Publié: 20:19 heures | Dernière mise à jour: 20:21 heures

Les erreurs de dosage, la confusion entre médicaments et les étiquetages peu clairs représentent un risque sanitaire non négligeable pour les patients. À l’échelle internationale, il est estimé que 5 % des patients souffrent de problèmes de santé dus à un mauvais usage de leur traitement, avec des conséquences graves dans un quart des cas, parfois même mortelles.

La Suisse n’est pas épargnée. La Commission fédérale de la qualité (CFQ), rattachée au Département fédéral de l’intérieur, estime qu’il est urgent d’agir pour améliorer la sécurité liée aux médicaments. Un programme national doit donc être mis en place pour définir des normes et des mes uniformes pour leur emploi, avec pour objectif de renforcer la sécurité des patients.

La Fondation suisse pour la sécurité des patients élabore ce programme pour le compte de la CFQ, s’appuyant sur une enquête menée auprès de plus de 1000 professionnels de la santé. Les retours des pharmacies, des services de soins, des urgences et des cabinets médicaux indiquent que les erreurs surviennent surtout en période de stress, à cause du manque de personnel ou d’une communication insuffisante. Dans ce contexte, confondre les médicaments est une erreur fréquente.

Ces incidents ne relèvent généralement pas de fautes individuelles, mais de failles dans l’organisation ou les procédures, comme des emballages similaires, des noms proches ou un étiquetage incohérent. Des dosages peu harmonisés et des indications peu claires sont également des sources récurrentes de problèmes.

Les pénuries de médicaments constituent une autre source de risque. Lorsque des médicaments habituels ne sont pas disponibles et doivent être remplacés par d’autres préparations, le risque de confusion augmente. Le futur programme national devra également définir une liste de médicaments dits à haut risque, incluant ceux pouvant provoquer des effets secondaires importants ou entraîner un risque d’abus.

La spécialisation croissante des traitements, avec l’intervention de davantage de professionnels, multiplie les points de contact et donc les risques d’erreur. La Fondation suisse pour la sécurité des patients vise à élaborer des solutions pratiques en collaboration avec les experts et institutions concernées, afin de développer des concepts utilisables au quotidien et faciles à intégrer dans les processus existants.

Source : Andreas Schmid, Commission fédérale de la qualité (CFQ).

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