Les parasites du paludisme se prolifèrent de manière inhabituelle
Les parasites responsables du paludisme, Plasmodium spp., présentent un mode de prolifération atypique. Contrairement aux cellules humaines qui se divisent en deux cellules filles, ces parasites amplifient d’abord leur matériel génétique de manière exponentielle, atteignant des niveaux multipliés par dix, cent ou même mille, avant de produire simultanément un nombre correspondant de parasites filles.
Cette méthode de reproduction, bien que surprenante, n’avait jusqu’à présent été que partiellement comprise. Les mécanismes régissant cette amplification et la division simultanée des parasites demeuraient flous pour les chercheurs.
Des études récentes ont mis en lumière les rôles cruciaux des « tethers » moléculaires et de la réplication asynchrone dans ce processus. Ces découvertes pourraient ouvrir de nouvelles voies pour le traitement et la prévention du paludisme, une maladie qui continue de représenter un défi majeur de santé publique à l’échelle mondiale.
Les implications de cette recherche sont significatives, car elles pourraient conduire à des approches innovantes pour contrôler la propagation de cette maladie, qui a causé environ 619 000 décès en 2021, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
Source : Organisation mondiale de la santé (OMS).


